2 min de lecture Marlène Schiappa

"Gilets jaunes" : non, Jérôme Rodrigues ne s'est pas vanté de violences conjugales

FACT CHECKING - Marlène Schiappa s'est trompée en affirmant qu'un "gilet jaune" s'était vanté de violences conjugales.

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Gilets jaunes : non, Jérôme Rodrigues ne s'est pas vanté de violences conjugales Crédit Image : Thierry ZOCCOLAN / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Jean-Mathieu Pernin édité par Venantia Petillault

L’heure est venue d’aller taquiner la fake news, la fausse information. Marlène Schiappa s’est-elle trompée en affirmant qu’un des leaders des "gilets jaunes" se vantait de violences conjugales ? 

Samedi ce n’était pas le grand soir pour les "gilets jaunes". 8.500 ont manifesté dans toute la France, 2.500 dans la capitale selon le ministère de l’Intérieur. Le crépuscule ? le chant du cygne ? Le point de côté ? Du mouvement ? En tout cas pour le gouvernement, ces femmes et ces hommes en gilets de protection routière sont toujours à prendre au sérieux.

Hier matin, sur Europe 1, Marlène Schiappa a été interrogée sur les propos tenus par Jérôme Rodrigues où le "gilet jaune" traitait de bande de nazis le syndicat Synergie-officiers. Ainsi, la ministre déléguée à la Citoyenneté a lancé : "Jérôme Rodrigues, j’ai vu qu’on lui trouvait beaucoup d’excuses pour avoir tenu ces propos, j’aimerais savoir quelles excuses on lui donne pour avoir été mis en cause pour des violences conjugales, dont il s’est d’ailleurs vanté lors d’un débat public avec la France insoumise ?"

En effet, il existe une vidéo tournant sur Facebook dans laquelle, Jérôme Rodrigues, invité à s’exprimer le 24 août 2019 à l’université de la France insoumise et dans laquelle il déclare : "Je tape ma femme". Le journal Libération a regardé de près ces images et il s’agît d’une vidéo tronquée. Rodrigues y parle des accusations dont il serait victime et revient sur sa mise en garde à vue le 28 juillet 2019 pour violences conjugales. Garde à vue sans poursuite, sa compagne l’ayant dédouané, la ministre n’avait apparemment pas regardé la vidéo jusqu’au bout.

Les intox se multiplient autour des gilets jaunes

La ministre apporte sa contribution au grand bain d’intox dans lequel nous faisons la nage indienne depuis le début du mouvement. On a tout eu, la plus grande fake news portant sur les mobilisations : moins les foules étaient nombreuses dans la rue plus les réseaux sociaux étaient alimentés par des images de manifestations fournies. Au début du mouvement, des anti "gilets jaunes" diffusaient des photos truquées de guillotine peintes de couleur jaune, c’était faux.

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Du côté des révoltés, on prétendait que la France n’avait plus de Constitution depuis le 1er janvier 2017 et qu’Emmanuel Macron était illégitime, qu’une majorité de français les soutiennent, d’autres, que plus personne n’est derrière eux. Même si le mouvement est en perte de vitesse, les intox continuent à accélérer.

Une étude sur les Fake news et les "gilets jaunes"

En mai 2019, l’ONG Avaaz, cybermilitante, s’est penchée sur les groupes Facebook "gilets jaunes". Les fausses informations ont atteint les 105 millions de vues sur le réseau social, entre le 1er novembre 2018 et le 6 mars 2019 soit au pic du mouvement. Un terreau fertile sur lequel il ne sert à rien de planter de nouvelles graines, la récolte d’intox n’est bonne pour personne.

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