2 min de lecture 1er mai

Paris : l'IGPN saisie après une intervention policière violente dans une cité universitaire

Un étudiant aurait été molesté le 1er mai dernier par des policiers dans sa résidence universitaire, qui se situe dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, où des manifestants avaient tenté de se réfugier après l’utilisation massive de gaz lacrymogènes.

L'hôpital de la Pitié-Salpétrière (illustration)
L'hôpital de la Pitié-Salpétrière (illustration) Crédit : Sipa
Eleanor Douet
Eléanor Douet
et AFP

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie après une violente intervention policière dans une résidence universitaire du CROUS installée dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris (XIIIe arrondissement) lors de la manifestation du 1er mai, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture de police.

Sur les images d'une vidéo postée sur le réseaux sociaux, ce jour-là des policiers sont entrés dans le bâtiment et y ont molesté un étudiant, qui a reçu au moins un coup de matraque. Les faits allégués ont fait l'objet d'un signalement par le préfet Didier Lallement auprès de la "police des polices" qui a ouvert une enquête administrative, a précisé la préfecture de police de Paris.

Comme il l'a raconté au site d'information Mediapart, cet étudiant de 23 ans était sorti voir ce qu'il se passait en bas de la résidence, où des dizaines de manifestants étaient regroupés. Mais effrayé par une charge des forces de l'ordre, il était reparti en courant chez lui. Des policiers l'auraient alors pourchassé avant qu'il n'arrive à s'échapper dans la chambre d'un autre étudiant.

"Je leur ai dit à plusieurs reprises : 'J'habite ici.' J'avais mes papiers, les clefs de ma chambre et j'étais prêt à tout leur montrer", a-t-il expliqué à Mediapart, ajoutant que ni lui ni son frère, également présent et blessé, n'avaient l'intention de porter plainte.

Un bâtiment au cœur d'un imbroglio

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C'est au pied de cette résidence universitaire que des manifestants étaient venus se réfugier le 1er mai après l'utilisation massive de gaz lacrymogènes. Le gouvernement avait alors, dans un premier temps, évoqué une "attaque" contre cet hôpital, version battue en brèche par des vidéos et témoignages appuyant la version d'un mouvement de panique.

Le préfet Didier Lallement a déjà saisi l'IGPN après la diffusion de deux vidéos filmées à l'occasion du 1er mai, montrant un policier mettre sa matraque dans le pantalon d'un homme interpellé, et un CRS lancer un pavé en direction de manifestants

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1er mai Paris Enquête
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