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Pancarte antisémite à Metz : trois mois de prison avec sursis requis contre l'enseignante

Le parquet de Metz a requis ce mercredi 8 septembre trois mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité contre Cassandre Fristot, enseignante et ex-membre du FN qui avait brandi une pancarte antisémite lors d'une manifestation contre le passe sanitaire le 7 août dernier.

Le parquet de Metz a requis mercredi trois mois de prison avec sursis contre Cassandre Fristot
Le parquet de Metz a requis mercredi trois mois de prison avec sursis contre Cassandre Fristot
Crédit : Capture écran twitter Gérald Darmanin
Romain Giraud & AFP

Trois mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité contre Cassandre Fristot ont été requis ce mercredi 8 septembre par le parquet de Metz. Cette enseignante et ex-membre du FN, avait brandi une pancarte antisémite lors d'une manifestation contre le passe sanitaire le 7 août dernier. La prévenue ne s'est pas déplacée devant le tribunal correctionnel où elle est jugée pour "provocation à la haine raciale". Elle encourt jusqu'à un an de prison et 45.000 euros d'amende.

Le jugement a été mis en délibéré pour le 20 octobre. Les avocats des 13 parties civiles ont tous insisté sur le fait que la pancarte brandie le 7 août portait "les stigmates profondes de l'antisémitisme" et les "codes du complotisme", comme l'a souligné Maître David-Olivier Kaminski, avocat du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). 

"On a ici une jeune femme qui recycle au XXIe siècle les vieilles lunes antisémites du XIXe siècle", a renchéri l'avocat de la Licra, Maître Simon Burkatkzi, ajoutant que "cette affaire s'inscrit dans le temps long d'un antisémitisme qui sent la naphtaline", a-t-il déploré, demandant lui aussi une "réponse pénale claire et ferme".

Les avocats de l'enseignante réclament l'annulation des charges.

Les faits reprochés, et surtout le caractère antisémite de la pancarte, ont été contestés par les avocats de la défense. Ces derniers ont soutenu que les cornes inscrites sur le "Qui" de la pancarte incriminée n'étaient que de la "décoration". Les deux avocats de la défense ont ainsi demandé l'annulation pure et simple de la procédure pour vice de forme.

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"Je voulais dénoncer les puissants, je leur reproche leurs décisions et non leur confession religieuse", s'était défendu la jeune accusée lors de son audition. La jeune femme, professeure d'allemand remplaçante, a été suspendue par l'Education nationale, "provisoirement" selon ses avocats.

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