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Mort de Quentin Deranque à Lyon : un autre collaborateur parlementaire et un ancien stagiaire de Raphaël Arnault parmi les gardés à vue

Onze personnes ont été interpellées mardi soir dans l'enquête sur la mort du militant identitaire à Lyon. Parmi elles figure un autre assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Robin C., a appris RTL. Un ancien stagiaire de l'élu du Vaucluse a également été arrêté.

Raphaël Arnault, co-fondateur de la Jeune Garde antifasciste.

Crédit : JÉRÉMY PAOLONI / AFP

La rédaction numérique de RTL

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L'enquête sur le lynchage mortel de Quentin Deranque se resserre autour de l'entourage du député LFI Raphaël Arnault. Un autre collaborateur parlementaire de l'élu du Vaucluse figure parmi les personnes interpellées, a appris RTL de sources concordantes ce mercredi 18 février confirmant une information du Parisien. Il s'agit d'un homme nommé Robin C. qui apparaît sous le nom de Robin Michel dans les registres de l'Assemblée nationale. 

D'après des sources proches de l'enquête à l'AFP, un ancien stagiaire du député a aussi été interpellé. Les deux hommes on été arrêtés mardi soir en Haute-Loire. L'ancien stagiaire est soupçonné d'avoir participé directement aux violences. Le collaborateur parlementaire de l'avoir aidé à se soustraire aux forces de l'ordre, selon ces sources.

Mardi soir, Raphaël Arnault avait pris ses distances avec un autre de ses collaborateurs parlementaires, Jacques-Elie Favrot, après la révélation de son placement en garde à vue dans l'enquête sur la mort du militant identitaire. "Mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires", avait écrit mardi soir, l'élu, soulignant avoir engagé dès lundi "les procédures pour mettre fin à son contrat". "À l'enquête désormais de déterminer les responsabilités", ajoutait celui qui a fondé en 2018 à Lyon le mouvement antifasciste la Jeune Garde, en cours de dissolution en raison d'accusations de violences.

Après avoir identifié les suspects, les enquêteurs ont procédé mardi soir et mercredi matin à une série d'interpellations dans plusieurs départements et onze personnes sont actuellement en garde à vue à Lyon. Sept sont soupçonnées d'avoir joué un rôle direct dans les violences, quatre d'être des "accompagnateurs". Certains font l'objet de fiches S, émises par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale, selon une autre source proche de l'enquête. Les gardes à vue des neuf personnes interpellées mardi ont été prolongées de 24 heures, a appris RTL ce mercredi.

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Selon les informations de RTL, les policiers pensent avoir identifié Jacques-Elie Favrot sur les vidéos tournées le 12 février sur les lieux de l'agression comme l'un de ceux qui a porté les coups mortels à Quentin Deranque. Contacté par RTL son avocat, Maître Bernard Sayn, dément les coups mortels portés par son client. Son père a également assuré sur RTL que son fils n'avait pas participé aux violences.

Raphaël Arnault cristallise les critiques depuis la mort du militant d'ultradroite Quentin Deranque, 23 ans, à la suite d'une agression par plusieurs personnes en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le mouvement d'ultragauche qu'il a fondé en 2018, La Jeune Garde, est au coeur des soupçons dans l'enquête sur la mort du militant, d'autant que parmi les onze suspects interpellés figure Jacques-Elie Favrot, l'assistant parlementaire de M. Arnault. Figure de l'élargissement de LFI vers les milieux antifascistes, son investiture lors des législatives de 2024 avait déjà provoqué une levée de boucliers chez les adversaires des Insoumis.

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