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Mort de Cédric Chouviat : les policiers ont-ils tenté de dissimuler leurs responsabilités ?

Nouveau rebondissement dans l'affaire concernant la mort de Cédric Chouviat, chauffeur-livreur de 42 ans. Les policiers mis en examen auraient tenté de se dédouaner.

Des soutiens réunis à Levallois en hommage à Cédric Chouviat en janvier 2020 (illustration)
Des soutiens réunis à Levallois en hommage à Cédric Chouviat en janvier 2020 (illustration)
Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Mort de Cédric Chouviat : les policiers ont-ils tenté de dissimuler leurs responsabilités ?
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Guillaume Chieze - édité par Pierre Jarnoux

"J'étouffe". Cédric Chouviat a prononcé ces mots à 7 reprises, le 3 janvier dernier. Ce chauffeur livreur de 42 ans était plaqué au sol par les policiers à l'occasion d'un contrôle routier. Il est mort deux jours plus tard. Les policiers affirment ne pas avoir entendu cette phrase. 

Ce mercredi matin, Mediapart et Libération, qui ont eu accès à l'enquête de l'IGPN, affirment que les policiers auraient tenté de dissimuler leurs responsabilités. Nos confrères affirment d'abord que les policiers qui sont intervenus ont menti lors de leurs auditions. Ils nient avoir entendu Cédric Chouviat crier "J'étouffe" alors qu'il était maintenu au sol.

Pourtant, sur une bande audio, on entend distinctement l'un des fonctionnaires dire à son chef de bord "C'est bon, lâche". Des mots dont le policier en question n'a plus aucun souvenir.

Grâce aux pièces du dossier de l'IGPN, Mediapart et Libération ont pu reconstituer le fil très précis des suites de ce contrôle tendu. Les forces de l'ordre ont mis près de deux minutes à retirer les menottes de Cédric Chouviat après avoir constaté le malaise. Et trois minutes à pratiquer un massage cardiaque. Un temps précieux qui a peut-être coûté la vie au livreur.

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Enfin, dernière révélation : le premier message diffusé sur les ondes de la police fait état d'un malaise et s'empresse de préciser qu'il n'y a pas eu d'étranglement. Une version reprise par le préfet de police dans son premier communiqué et qui a été largement démentie par la diffusion des premières vidéos.

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