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Soupçons de fichages illégaux : Éric Ciotti auditionné à Nanterre ce vendredi

Le candidat du groupe Union des droites pour la République à la mairie de Nice, Éric Ciotti, a été entendu vendredi 9 janvier en audition libre à Nanterre dans le cadre d’une enquête portant sur de possibles fichages illégaux. Son avocat affirme qu’aucune infraction pénale ne peut lui être reprochée.

Eric Ciotti, le 21 juin 2022

Crédit : THOMAS COEX / AFP

Yasmine Boutaba & AFP

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Il est soupçonné d'avoir tenu un fichage illégal. Éric Ciotti a été entendu en audition libre ce vendredi 9 janvier à Nanterre, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information du Parisien. Cette audition s’inscrit dans une enquête ouverte en mai par le parquet de Nice pour des soupçons "d’enregistrement ou de conservation de données à caractère personnel sensibles sans le consentement des intéressés", des perquisitions avaient été menées en août.

Dans un communiqué diffusé en fin de journée, l’avocat d’Éric Ciotti, Me Franck de Vita, a assuré que son client était "particulièrement serein", estimant qu’"aucune infraction pénale ne pouvait lui être reprochée". Il a également regretté une "nouvelle violation du secret de l’enquête", dénonçant des tentatives de diversion malgré la délocalisation de l’audition à Nanterre, décidée par souci de discrétion.

Des perquisitions menées au Conseil départemental

Des perquisitions avaient été menées en août dans le cadre de cette enquête. Selon Nice-Matin, elles visaient notamment le siège du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, que M. Ciotti a présidé de 2008 à 2017 et où il occupe toujours la présidence de la commission des finances.

D’après Libération, l’enquête fait suite au signalement d’un lanceur d’alerte anonyme évoquant l’existence de fichiers constitués par l’équipe d’Éric Ciotti. Ces documents recenseraient plusieurs centaines de Niçois présentés comme influents, parmi lesquels des responsables associatifs ou des commerçants, avec pour certains des mentions relatives à la religion, à l’origine, à un handicap ou encore à des éléments comme "propriétaire foncier". Contacté, le parquet de Nice s'est refusé à tout commentaire.

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