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Mantes-la-Jolie : un syndicat lycéen porte plainte après les arrestations

Le syndicat lycéen UNL-SD a déposé une plainte pour "violences sur mineurs de 15 ans et plus par personne dépositaire de l'autorité publique" après l'arrestation jeudi de 151 jeunes.

Des lycéens interpellés par les forces de l'ordre jeudi 6 décembre 2018 à Mantes-la-Jolie (Yvelines)

Crédit : Capture d'écran

Benjamin Hourcade & AFP

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Une plainte a été déposée par les avocats du syndicat UNL-SD auprès du procureur de la République de Versailles suite aux arrestations des lycéens de Mantes-la-Jolie.

La plainte vise également des faits d'"actes de torture et de barbarie sur mineurs par personne dépositaire de l'autorité publique et en réunion","violations de libertés individuelles" et "diffusion illégale d'images de personnes identifiables mises en cause dans une procédure pénale".

Au total, jeudi 6 décembre, 151 jeunes âgés de 12 à 21 ans ont été interpellés près du lycée Saint-Exupéry, où des heurts ont eu lieu au cours de mobilisations contre les réformes du gouvernement. Les interpellés sont soupçonnés de "participation à un attroupement armé", a détaillé le commissaire Arnaud Verhille.

Les mains entravées ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, des dizaines de jeunes étaient rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative par quelque 70 policiers mobilisés pour cette opération. 

"La réaction des policiers a été proportionnée"

Du côté de la préfecture, on a assumé pleinement le recours à une telle méthode. Certains jeunes interpellés "avaient mis le feu, extrait des bonbonnes de gaz d'un pavillon la veille, étaient armés au moment de l'interpellation d'armes blanches, pour certains de bâtons", a détaillé le préfet des Yvelines, Jean-Jacques Brot. "Je ne dis pas que c'est la méthode la plus optimale, je dis qu'elle n'est pas contraire aux lois et règlements", a-t-il insisté. 

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Toutefois, Jean-Jacques Brot, a annoncé ce vendredi 7 décembre sur RTL qu’une enquête administrative a été ouverte pour découvrir l'identité de l'auteur de la vidéo. "La réaction des policiers a été proportionnée. Je trouve lamentable d’avoir filmé et diffusé", a expliqué le haut-fonctionnaire.

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