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Maltraitances dans un Ehpad en Aveyron : une information judiciaire a été ouverte

Une information judiciaire a été ouverte sur des cas présumés de maltraitances dans un Ehpad aveyronnais après la diffusion sur les réseaux sociaux d'images dégradantes de pensionnaires.

Des personnes âgées dans un Ehpad, en France (illustration)
Des personnes âgées dans un Ehpad, en France (illustration) Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

Une enquête préliminaire avait déjà été ouverte le 4 août dernier. Le parquet de Rodez a ouvert une information judiciaire sur des cas présumés de maltraitances dans un Ehpad aveyronnais. Des vidéos dégradantes de pensionnaires, attribuées à des membres du personnel, ont été diffusées sur les réseaux sociaux, a-t-on appris samedi 26 septembre auprès du procureur.

L'enquête, déclenchée par une plainte de la directrice démissionnaire de l'établissement, Frédérique Modolo, porte sur des maltraitances présumées infligées à des résidents souffrant d'Alzheimer à l'Ehpad La Rossignole d'Onet-le-Château. Quatorze plaintes avaient été déposées par des résidents de l'établissement, a par ailleurs précisé le quotidien local La Dépêche du Midi.

Le parquet a décidé vendredi de confier le dossier à un juge d'instruction sur une dizaine de délits dont violence sur personne vulnérable et non assistance à personnes en danger ou atteinte à la vie privée, a indiqué le procureur de la République de Rodez, Olivier Naboulet.

Des photos de résidents dans des positions dégradantes

Dans un communiqué rendu public par France 3, l'ancienne directrice de l'établissement indiquait avoir découvert fin juillet que des membres du personnel échangeaient, depuis au moins novembre 2019, des photos de résidents montrés dans des positions dégradantes, assorties de commentaires injurieux.

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Ce qu'a confirmé le parquet lors de son enquête préliminaire. "Des photos et vidéos mettant en scène des résidents dans différentes situations dégradantes étaient échangées au sein d'un groupe Messenger ouvert entre salariés", a précisé le parquet dans un communiqué.

Un dizaines de ces vidéos, mettant en scène au moins six pensionnaires de plus de 77 ans, ont pu être identifiées lors de la première phase d'enquête. Deux employés de l'Ehpad ont été placés en garde à vue courant août mais "nient les faits ou leur dénient tout caractère dégradant", a encore indiqué le parquet.

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