2 min de lecture Procès

Macron giflé : à la barre, l'agresseur dit avoir voulu faire "quelque chose de marquant"

VU DANS LA PRESSE - L'homme qui a adressé une gifle à Emmanuel Macron, mardi, est jugé en comparution immédiate ce jeudi 10 juin.

Une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances (illustration)
Une statue de la déesse de la justice équilibrant les balances (illustration) Crédit : LOIC VENANCE / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
Journaliste

Deux jours après la commission des faits, le procès en comparution immédiate de l'agresseur qui a infligé une gifle à Emmanuel Macron, lors d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, mardi 8 juin, a débuté ce jeudi. Dans la salle d'audience, Damien Tarel a commencé par ne "pas du tout" contester les faits qui lui sont reprochés.

Comme le rapporte BFMTV, le suspect a découvert pour la première fois, lors de son procès, les images de son geste violent à l'encontre du chef de l'État, qui ont été massivement relayées sur les réseaux sociaux. "Dans mes souvenirs, je ne me rappelais pas lui avoir tenu le bras" a-t-il précisé. 

"Je caractériserai cette gifle de plutôt violente", a-t-il ensuite reconnu face au tribunal avant d'expliquer qu'il envisageait bien de faire "quelque chose de marquant" lors de ce déplacement d'Emmanuel Macron. "Quelques jours avant, on avait envisagé de lancer un œuf ou une tarte à la crème", a fait savoir Damien Tarel. "Je ne pensais pas pouvoir le voir d'aussi près", s'est-il également étonné lors de son procès.

Interrogé par le tribunal sur son cri "Montjoie, Saint-Denis" poussé au moment de gifler Emmanuel Macron, le suspect revendique une référence politique. "Ça fait référence au cri de ralliement des chevaliers, c'est un slogan patriote", a-t-il déclaré à la barre, comme l'explique la chaîne d'information.

"J'étais rempli de dégoût" affirme le suspect

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"Je pense que ma réaction était un petit peu impulsive mais que mes paroles ont eu un impact pour Macron, tous les gilets jaunes, et les patriotes" a également défendu Damien Tarel. "Quand j'ai vu son regard sympathique et menteur qui voulait faire de moi un électeur, j'étais rempli de dégoût", a également déclaré le prévenu à l'égard d'Emmanuel Macron. "Au niveau de la chevalerie on n'aime pas le mensonge" a-t-il ajouté.

"Il avait une démarche élective, ce qui m'a déplu", a affirmé Damien Tarel, selon qui "(Emmanuel) Macron représente très bien la déchéance de notre pays". "Cette claque n'aurait pas eu lieu si Macron se s'était pas dirigé directement vers moi. Sinon, je l'aurais interpellé directement sur des sujets politiques" a-t-il dit.

"Je me sentais investi par ce que représentent les gilets jaunes qui avaient été expulsés avant et par le peuple français en général" a estimé le suspect avant de passer à l'acte. "L'acte est regrettable mais je n'ai aucunement envisagé de le commettre", a-t-il déclaré, estimant qu'à refaire, il ne le recommettrait pas.

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