2 min de lecture Justice

Luc Besson : que reproche-t-on au réalisateur, jugé pour "licenciement abusif" ?

VU DANS LA PRESSE - Mercredi 27 novembre, 10 mois de prison avec sursis ont été requis contre le réalisateur pour le licenciement abusif de son assistante de production en 2018.

Le réalisateur français, Luc Besson, le 17 février 2018
Le réalisateur français, Luc Besson, le 17 février 2018 Crédit : Stefanie LOOS / AFP
Charles Deluermoz

Très attendu, Luc Besson était absent, mercredi 27 novembre, au tribunal de Bobigny où il était jugé pour le "licenciement abusif" de son ancienne assistante de production. À l'origine de l'affaire : trois jours de congé demandés à la Toussaint 2017 par cette dernière pour des raisons familiales et refusés par le cinéaste. 

D'après les avocats de Luc Besson, cet accord de congé était impossible car la sortie du film Le Grand Jeu était prévue à la même date. Pourtant, le film est sorti des mois plus tard aux États-Unis et en France. Une autre raison invoquée était le début du tournage du film Anna à Moscou. Un argument balayé par l'ancienne assistante qui a indiqué qu'elle ne se rendait jamais sur les tournages. 

"Choquée par le mépris" de son employeur, selon Le Monde, l'assistante consulte alors un médecin le 19 octobre 2017 qui la place en arrêt maladie. Considérant que ce congé est basé sur "un motif médical frauduleux", Luc Besson décide de licencier son assistante pour "faute grave" en janvier 2018.

Harcèlement moral

Seulement, le conseil des prud'hommes a reconnu que l'assistante était victime de harcèlement moral de la part de son employeur, évoquant un "état de sujétion permanente" de la salariée : "sollicitée à toute heure du jour et de la nuit le week-end et sur ses congés, notamment pour des tâches relevant de la sphère personnelle – des réservations pour les enfants de Luc Besson ou des soins esthétiques pour sa femme".

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L'inspection du travail a d'ailleurs rendu un procès-verbal en faveur de l'assistante. Au total, quatre médecins, dont un mandaté par Luc Besson, ont examiné la salariée entre octobre et décembre 2017 et tous ont conclu qu'elle ne pouvait pas travailler. Après son licenciement, son arrêt maladie a d'ailleurs été prolongé de 13 mois.

À son procès, mercredi 27 novembre, le procureur a ainsi dénoncé l'acharnement du cinéaste à prouver que sa salariée “n'était pas malade” ainsi que l'“arrogance extraordinaire” dont il a fait preuve dans cette affaire. À l'issue de l'audience, il a requis 10 mois de prison avec sursis pour Luc Besson, ainsi que des amendes de 30.000 euros et de 50.000 euros. Le jugement sera rendu le 8 janvier 2020.

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