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Les infos de 6h30 - Hérault : le mystère de la "grotte sanglante" devant les assises de Montpellier

C'est le procès d'un meurtre dont les circonstances sont encore floues, celui de Patrick Isoird en 2014, qui s'ouvre ce lundi 18 janvier à Montpellier.

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Le journal RTL de 6h30 du 18 janvier 2021 Crédit Image : PASCAL GUYOT / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
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Patrick Tejero édité par Ryad Ouslimani

Dans l'Hérault, le mystère de la "grotte sanglante" arrive devant la justice. À l'été 2014, le corps d'un homme, Patrick Isoird, était retrouvé ligoté et partiellement calciné dans une galerie souterraine à Sète, un mois après sa disparition. Deux suspects comparaissent ce lundi 18 janvier devant les assises de Montpellier : un homme, et une jeune femme accusée de complicité. Elle aurait servi d'appât.

Mais le problème de ce dossier est qu'il n'y a pas de trace ADN. Pas de preuves, que des lourds soupçons. Il y a d'abord eu le suicide de Nadège, en 2009. La veille, elle avait flirté avec Patrick Isoird, un collègue. Elle l'a confié à son mari, il y a eu une explication. Cinq ans plus tard, on retrouve le cadavre de Patrick Isoird. 

Le mari, Rémi Chesne, est mis en cause. Du côté du frère de la victime, la relation entre Patrick et Nadège est jugée peu avancée. "Ils s'étaient rapprochés, mais il ne s'était rien passé", assure Marc Isoird. "Elle avait des problèmes de couple, le vendredi soir elle a fait la fête avec mon frère, le lendemain on la retrouve pendue", avance-t-il. 

Des mots-clés dans le téléphone de Rémi Chesne

Cette mort est classée trop vite en suicide pour la famille de Nadège et de Patrick Isoird. Ils accusent Rémi Chesne d'avoir tué sa femme, et cinq ans plus tard d'avoir abattu celui qui avait séduit Nadège, et qui serait à l'origine de tout. 

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"Il a dû se dire que tout est arrivé par sa faute. Il a dû se dire aussi qu'il est passé à travers une fois, et qu'il passerait la deuxième", pense Marc Isoird. "C'est un gros manipulateur. Quand ils sont convoqués aux flics (sic) ils effacent leurs textos. Pourquoi ? Sur son iPhone, on retrouve des mots-clés comme 'grotte', 'fusil', 'cartouche', 'alibi'. Et au moment du meurtre, il a son téléphone éteint", rappelle le frère de la victime. 

Audrey Louvet, accusée de complicité, a tout avoué à la police. Elle aurait joué le rôle d'appât pour attirer Patrick dans la grotte, sur ordre de Rémi Chesne. Ce dernier continue de nier, espérant créer un doute dans l'esprit des jurés. 

À écouter également dans ce journal

Coronavirus - Les personnes âgées de plus de 75 ans, hors Ehpad, ainsi que certains malades prioritaires, sont éligibles à la vaccination à partir de ce lundi 18 janvier. 

Russie - Les États-Unis et l'Europe condamnent l'arrestation d'Alexeï Navalny, opposant à Vladimir Poutine rentré au pays après avoir été soigné en Allemagne des suites d'un empoisonnement. 

Ligue 1 - Metz a battu Lyon (1-0), qui perd la tête du championnat au profit du PSG. 

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