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Des chiens importés clandestinement découvert dans la Drôme et le Rhône.
Crédit : Gendarmerie nationale
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Des animaux achetés en quelques clics. Trois personnes ont été interpellées mardi 27 janvier, soupçonnées d'avoir pris part à un trafic international de chiens, indique la gendarmerie nationale. Les trois suspects, qui ont été mis en examen jeudi, sont des éleveurs installés dans la Drôme et dans le Rhône.
Leur arrestation est l'issue d'une enquête débutée il y a trois ans, après l'obtention de "renseignements obtenus sur la possibilité d'animaux, de chiens, qui pourraient être vendus sans avoir toutes les certifications, de manière illégale" explique sur RTL le général Ehrhart, commandant de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique.
Selon la gendarmerie, des femelles Dobermann et Rottweiler étaient importées clandestinement de Serbie afin de mettre bas en France. Les chiots étaient ensuite vendus sur internet avec de faux papiers. Lors de l'interpellation des suspects mardi, 18 chiens adultes et 19 chiots ont été découverts, ainsi que des carnets de vaccination et des passeports factices.
Des photos publiées sur les réseaux sociaux de la gendarmerie nationale montrent les chiens enfermés dans des cages à peine plus grandes qu'eux, et les chiots parqués dans un enclos de fortune.
Les autorités évoquent des maltraitances perpétrées sur ces animaux, notamment des "oreilles coupées pour répondre à un certain standard", ou encore la queue coupée. Des opérations qui ne peuvent normalement être réalisées que par un vétérinaire. "Il y a du matériel et des médicaments qui ont été retrouvés qui peuvent laisser à penser que tel n'était pas le cas", précise le général Ehrhart.
Après la saisie de ces animaux, l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique rappelle qu'au-delà des papiers qui ne sont pas en règle, les chiens importés clandestinement (ou vendus illégalement sur internet) peuvent présenter des maladies. "On peut avoir des animaux qui souffrent de carences, des maladies qui se développent puisqu'ils ne sont pas soumis régulièrement à un contrôle vétérinaire carré et officiel", explique le général Ehrhart. Les maîtres "pensent acheter un chien de bonne foi avec un certain nombre de garanties, qui sont des garanties fallacieuses".
Le général Ehrhart : "Acheter un chien sur Internet sans s'entourer de garanties, de vérifications, c'est s'exposer à des difficultés"
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Pour éviter ce type de désagrément, les autorités rappellent qu'un animal de compagnie ne doit en aucun cas s'acheter sur internet. "Acheter un chien sur Internet sans s'entourer de garanties, de vérifications, c'est s'exposer à des difficultés, assure le général Ehrhart. On va dans un élevage officiel qui a pignon sur rue. On peut se renseigner sur internet auprès des professionnels, auprès d'un vétérinaire. Il y a des associations qui connaissent des élevages et qui peuvent vous orienter sur un élevage. L'achat ne se fait pas juste en trois clics."
L'enquête se poursuit pour déterminer la responsabilité des personnes impliquées dans ce trafic. Mais rien que pour les mauvais traitements sur les animaux, les suspects encourent jusqu'à trois ans de prison.
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