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Des affiches portant la mention "marche d’hommage à Lyon, justice pour Quentin, tué par les antifascistes le samedi 21 février" sont collées sur un mur dans la rue à la suite du décès du militant Quentin Deranque, à Lyon, le 18 février 2026.
Crédit : Matthieu Delaty / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Comme attendu, la préfecture du Rhône a autorisé la marche en hommage à Quentin Deranque à Lyon prévue ce samedi 21 février. Sur RTL, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait annoncé vendredi des moyens renforcés. Le rassemblement sera encadré par un dispositif policier renforcé à un "haut niveau", a précisé la préfecture.
"Dans la recherche d'un équilibre entre liberté d'expression et prévention des troubles à l'ordre public, cette manifestation autorisée sera encadrée par la mobilisation d'un dispositif de sécurité important", annonce-t-elle dans un communiqué, exhortant les participants à respecter le "caractère pacifique" et sans "aucune expression politique" souhaitée par la famille de la victime.
Le ministre de l'Intérieur a assuré à notre micro que ce rassemblement serait encadré par un "dispositif policier extrêmement important". Prévoyant 2.000 à 3.000 participants, il a estimé que "pour l'instant, la liberté est plus importante que l'inquiétude".
Elle partira de la place Jean Jaurès dans le 7e arrondissement, pour arriver près de Sciences Po Lyon où Quentin Deranque a été frappé à mort, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan, alors qu'il assurait la sécurité des militantes identitaires de Némésis.
Cette décision contrecarre la volonté du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, qui réclamait l'interdiction de l'événement en raison de "risques avérés de troubles à l'ordre public".
Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a lui appelé à l'interdiction de la marche, une "véritable démonstration fasciste dans les rues" et une "menace pour les habitants", a-t-il écrit sur X. "Plus de 1.000 néonazis de toute l'Europe sont annoncés dans une volonté de vengeance mortifère", a-t-il mis en garde.
Ces tensions éclatent au lendemain d'une importante étape judiciaire: six hommes soupçonnés d'avoir frappé à mort le militant nationaliste ont été mis en examen pour "homicide volontaire" et un assistant du député LFI Raphaël Arnault pour "complicité". Ce collaborateur, Jacques-Elie Favrot, 25 ans, a été placé en détention provisoire. Le chef retenu à son encontre confirme qu'il "n'a pas donné de coups directs susceptibles d'avoir causé le décès", a réagi son avocat, Me Bertrand Sayn.
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