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Jacques-Élie Favrot quitte le commissariat de Lyon, le 19 février 2026, avant une audition devant un juge dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque.
Crédit : Alex MARTIN / AFP
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Sept hommes ont été mis en examen dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque, ce jeune militant nationaliste de 23 ans qui est décédé le 14 février à Lyon après avoir été violemment agressé à proximité d'une conférence à Sciences Po Lyon de l'eurodéputée Rima Hassan. Quentin Deranque a succombé à un grave traumatisme crânien quelques jours après avoir été roué de coups par plusieurs individus encagoulés.
Parmi les mis en examen figure Jacques-Élie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault (La France insoumise). Placé en détention provisoire, Jacques-Élie Favrot n'est, à ce stade, pas suspecté d'avoir infligé les coups ayant directement entraîné la mort de la victime.
Il a toutefois été mis en examen pour "complicité par instigation" ce qui désigne le fait d'inciter volontairement quelqu'un à commettre une infraction, par des ordres ou pressions, sans agir soi-même. Autrement dit, les magistrats le soupçonnent d'avoir incité les autres à commettre des violences et d'avoir joué un rôle moteur dans le lynchage qui a coûté la vie à Quentin Deranque.
Son avocat, Me Bertrand Saint, conteste cette analyse. "Il ne s'agissait absolument pas d'un guet-apens, mais bien d'un affrontement. Je crois que ce sont les termes qu'il faut retenir. M. Favrot n'a pas donné de coups directs susceptibles d'avoir causé le décès de M. Deranque", explique-t-il au micro de RTL.
Si la qualification retenue introduit une nuance juridique, elle ne change rien à l'ampleur des peines encourues : comme les autres mis en examen, Jacques-Élie Favrot risque jusqu'à trente ans de réclusion criminelle.
Les six autres suspects ont, eux, été mis en examen pour homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs. Tous âgés de 20 à 26 ans, ils présentent des profils variés : l'un travaillait encore récemment dans l'équipe du député Raphaël Arnault, les autres sont étudiants ou salariés du privé, et l'un est sans emploi.
Deux d'entre eux ont déjà des antécédents judiciaires : l'un pour des faits de violences commis alors qu'il était mineur, l'autre pour vol et port d'arme. Tous sont décrits comme issus de la mouvance d'ultra-gauche.
Lors de leur garde à vue, deux ont choisi de garder le silence. Les autres reconnaissent leur présence sur les lieux de l'agression. Certains admettent avoir porté des coups à Quentin Deranque ou à d'autres victimes, mais tous contestent avoir eu l'intention de tuer.
À ce stade de l'enquête, plusieurs personnes restent encore à identifier, y compris d'éventuels auteurs des coups mortels.
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