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"L'objet a traversé plus d'un siècle" : un homme arrive aux urgences avec un obus de 14-18 dans le rectum

Un homme a débarqué aux urgences du CHU de Rangueil à Toulouse avec un obus daté de la Première Guerre mondiale dans le rectum. La scène s'est déroulée dans la nuit du samedi 31 janvier au dimanche 1 février.

L'hôpital de Rangueil à Toulouse (illustration)

Crédit : Patrick Batard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Un obus de 14-18 découvert dans le rectum d'un patient aux urgences de Toulouse

00:02:20

Un obus de 14-18 découvert dans le rectum d'un patient aux urgences de Toulouse

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William Galibert - édité par Ennio Aparicio-Szkudlarek

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L'histoire est à peine croyable. Dans la nuit du samedi 31 janvier au dimanche 1 février 2026, un homme est arrivé au CHU de Rangueil à Toulouse avec un petit obus de la première guerre mondiale coincé dans le rectum. Pas la peine de tourner autour du pot.

Derrière ce récit rapporté par le quotidien La Dépêche du midi, et confirmé par les autorités locales, le premier réflexe serait le rire gras, la gêne et l'horreur. Mais il faut bien raconter le périple de cet homme qui, à un moment, a compris qu'il n'avait plus d'autre choix. 

Il allait falloir affronter la honte, car la douleur était si forte qu'il ne pouvait plus être question de pudeur. Et que tous les gens qu'il allait croiser dans cet hôpital allaient voir et savoir.

La police et les démineurs mobilisés en pleine nuit

On peut aussi raconter l'incroyable mobilisation pour sauver cet homme. Ce dernier a été opéré en urgence, et c'est au moment de l'extraction que le chirurgien a découvert la vraie nature de l'objet. Un obus de 14-18 de 16 centimètres de long et 4 centimètres de large. Un objet qui a traversé plus d'un siècle pour finir là, sous les néons blafards de cet hôpital toulousain. 

À écouter aussi

Les chirurgiens sont habitués à voir des objets coincés. Mais celui-là change un peu la donne. Il est 1h40 du matin quand les policiers arrivent sur place, en compagnie des démineurs. Un périmètre de sécurité est installé. La scène prend une autre ampleur. L'engin est pris en charge, examiné, mais ne présente heureusement pas de risque d'explosion. 

L'autre histoire, c'est celle de ces femmes et ces hommes, soignants, policiers, démineurs, qui ont fait leur job pendant que la ville dormait. Une nuit qu'ils vont surement se remémorer pendant des années, entre deux cafés, parce que l'absurde fait partie de leurs métiers respectifs.

C'est un récit sur les gens qui veillent sur nous, mais également sur la honte qu'on peut parfois tous ressentir, quelle que soit l'erreur qu'on vient de commettre. Et oui, il y a des histoires partout, même derrière un obus coincé dans le rectum. 

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