2 min de lecture Faits divers

Jeune agressé à Belfort : le point sur ce qu'il s'est passé

Le procureur de Belfort a dénoncé des "informations inexactes" qui circulaient sur cette "rixe". Il s'agirait davantage "d'une question d'égo" que de religion.

Un commissariat de police (illustration)
Un commissariat de police (illustration) Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
Coline Daclin et AFP

C'est un fait divers qui a fait grand bruit. Le samedi 26 décembre, un jeune homme de confession musulmane et fils de policiers porte plainte : il aurait été agressé par cinq personnes après avoir publié sur les réseaux sociaux des photos le montrant en train de fêter Noël.

"Sale fils de blanc, fils de serpent, fils de policiers... Je vais te montrer ce qu'est un vrai rebeu", aurait menacé l'une de ses connaissances. 

Rapidement, la classe politique s'en mêle, y compris le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "À Belfort, un jeune homme agressé parce qu’il aurait fêté Noël et ne serait pas un 'bon arabe'. Circonstance 'aggravante' : être fils de policiers. La justice a ouvert une enquête. Pas de place pour le séparatisme dans notre pays, pas de place pour le racisme d’où qu’il vienne", écrit-il sur Twitter le jour même.

Une "rixe" qui relèverait "d'une question d'égo"

Mais quelques jours plus tard, le procureur de Belfort nuance les faits. Le procureur de la République de Belfort déplore la circulation d'"informations inexactes" dans un communiqué du lundi 28 septembre. Il parle plutôt d'une "rixe" qui semble relever davantage "d'une question d'égo" que "d'une volonté d'imposer à autrui des convictions religieuses".

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Il n'est "nullement établi qu'aurait été expressément reproché à une personne de confession musulmane de célébrer la fête chrétienne de Noël", précise le procureur, qui ajoute qu'il "ne peut être affirmé que la qualité de fils de policier serait à l'origine des violences ou en aurait été un élément déterminant".  

Selon le parquet, le jeune homme avait posté le 25 décembre une photo de son repas de fête sur un réseau social et un de ses contacts lui aurait demandé s'il fêtait Noël, puis la conversation aurait dégénéré en injures. Un rendez-vous aurait alors été fixé, auquel le plaignant, déterminé à "régler le problème", se serait rendu accompagné de deux ou trois personnes

"Il est [...] acquis que le plaignant s'est délibérément présenté au rendez-vous pour régler ses problèmes 'comme un homme'. Il n'est donc pas permis d'affirmer qu'il serait tombé dans un guet-apens", a souligné le procureur. 

Une information judiciaire ouverte

Une information judiciaire a été ouverte lundi et l'enquête se poursuit donc. L'auteur des messages s'est présenté de lui-même au commissariat de Belfort. Après quelques heures de garde à vue, il a été remis en liberté dimanche 27 décembre. Deux autres personnes âgées de 18 et 20 ans, soupçonnées de l'avoir accompagné au moment de l'altercation, ont aussi été entendues par les enquêteurs. 

L'un des accompagnateurs du plaignant s'est aussi présenté au commissariat de Belfort dimanche 27 décembre. Il a "reconnu avoir menti sur le nombre de personnes ayant porté des coups, maintenant toutefois avoir entendu des insultes notamment en relation avec la profession de policier", a-t-il été précisé.

L'information judiciaire doit encore identifier tous les protagonistes de l'affaire, ainsi que l'auteur des propos à caractère raciste proférés dans la conversation sur le réseau social, propos que le titulaire du compte dément avoir formulés lui-même.  

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