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Jacques Mesrine : comment "l'ennemi public numéro 1" avait prédit sa mort

PODCAST - Le 2 novembre 1979, Jacques Mesrine est abattu au volant de sa voiture, place de Clignancourt à Paris. Son avocate raconte comment il avait imaginé sa mort... avec exactitude.

Le 2 novembre 1979, Jacques Mesrine est assassiné par la police
Le 2 novembre 1979, Jacques Mesrine est assassiné par la police
Crédit : AFP
55. Mort de Jacques Mesrine : son avocate raconte les dernières années de l'ennemi public numéro 1
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PORTRAIT - Qui était vraiment Jacques Mesrine, "l'ennemi public numéro 1" ?
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Maxime Levy & Marie Zafimehy

"L'instinct de mort". C'est le titre d'un des livres écrit par Jacques Mesrine, criminel érigé en "ennemi public numéro 1" dans les années 60 et 70. Pendant deux décennies, il a régné en maître sur le grand-banditisme français, alternant braquages, prises d'otages, séjours en prison et... évasions spectaculaires, comme celle de la prison de la Santé en 1978.

Derrière cette violence indéniable, se cachait néanmoins un personnage lucide. Si franchement, il avait voulu vivre longtemps... Il était déjà parti à l'étranger, il y serait resté et ne serait pas revenu en France, se souvient sa dernière avocate Me Martine Malinbaum dans Les Voix du crime. Il savait qu'en revenant, il s'exposait à être trouvé et que ça ne pouvait pas durer non plus des éternités."

L'avocate, désigné en 1976, l'a accompagnée pendant trois ans. Une relation qui s'est interrompue le 2 novembre 1979 jour où, en pleine cavale après son évasion de la prison de la Santé, Jacques Mesrine est abattu par les policiers. "Il savait comment ça finirait, insiste-t-elle. D'ailleurs, il m'a beaucoup décrit à plusieurs reprises pendant les parloirs la façon dont il serait tué directement. Et ça s'est passé exactement comme il l'a dit."

Il savait qu'il se ferait tirer dessus quasi-sans sommation

Martine Malinbaum

Ce jour-là en plein Paris, un camion coupe la route de la voiture de Jacques Mesrine. Il est au volant, sa compagne Sylvia Jeanjacquot à ses côtés. D'après des témoins, les policiers déguisés en maraîchers se précipitent hors du véhicule bâché et tirent à de multiples reprises sur la voiture de Jacques Mesrine. Le tout, sans sommation.

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Quarante-trois ans après sa mort, Me Malinbaum se rappelle des mots de Jacques Mesrine. "Il avait dit à la Cour d'Assise : 'le premier qui tirera aura raison'. Il n'a pas eu le temps de tirer. Il savait qu'il se ferait tirer dessus quasi-sans sommation". Une situation qui pose question : Jacques Mesrine était-il dangereux à ce moment précis ?


Les autorités avancent l'argument selon lequel des grenades se trouvaient sous les sièges auto, mais Me Malinbaum balaie cet argument. "Dans le cas de Jacques Mesrine, il était dans sa BMW avec sa compagne à côté, un gros blouson de cuir bien engoncé, ceint de la ceinture de sécurité, les deux mains sur le volant. C'était difficile de bouger", avance-t-elle.

L'avocate a par la suite accompagné la famille du défunt pour comprendre comment Jacques Mesrine avait pu être tué sans avertissement préalable. Une procédure longue de 35 ans... qui s'est soldée par un non-lieu.

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>> Les Voix du crime sont avocats ou avocates, enquêteurs ou enquêtrices, proches de victimes, de suspects ou de coupables. Ces témoins-clefs se confient au micro des journalistes de RTL. Des témoignages inédits, qui apportent un éclairage nouveau sur la justice et les grandes affaires criminelles d’aujourd’hui.

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