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Guyane : un agent de sécurité jugé pour vol de 33.000 masques

L’agent de sécurité soupçonné d’avoir volé plus de 30 .000 masques chirurgicaux au sein du centre spatial guyanais a été présenté devant le tribunal correctionnel, mais ne sera jugé qu’à la fin du mois.

Des masques de type FFP2
Des masques de type FFP2
Crédit : FRED DUFOUR / AFP
Venantia Petillault & AFP

Un agent de sécurité arrêté pour le vol de 33.000 masques chirurgicaux au Centre spatial guyanais de Kourou a comparu jeudi 7 mai devant le tribunal correctionnel à Matoury, mais son procès a été reporté au 26 mai.

À l'issue de deux jours de garde à vue, Christian Antoinette, 43 ans, a été renvoyé devant le tribunal en comparution immédiate, mais il sera jugé le 26 mai, le prévenu ayant demandé un délai pour préparer sa défense. Cet agent de sécurité d'une société chargée du gardiennage et de la surveillance des locaux du Centre spatial guyanais devra répondre de "vol par ruse entre le 10 et le 20 mars" de "33.000 masques chirurgicaux" entreposés au sein d'un bâtiment de la base spatiale, a précisé le procureur Samuel Finielz.

Des centaines de masques ont été retrouvés lors de perquisitions notamment au domicile du suspect interpellé mardi, selon la même source. Au cours de l'enquête, des images de vidéo-surveillance ont montré "que l'agent est sorti à plusieurs reprises entre le 10 et le 20 mars de la zone de surveillance où il était affecté pour se rendre dans la zone dans laquelle se trouvaient entreposés les masques", a précisé le procureur.

Le Centre spatial avait porté plainte le 23 mars après avoir constaté le vol. Cette affaire met en lumière un problème de sécurité du site, l'homme ayant commis progressivement son vol de cartons de 33.000 masques sur quatre nuits au cours desquelles il était de service, avait observé le procureur avant l'audience. Lors de sa garde à vue, il a avoué avoir donné des masques à des membres de sa famille et en avoir revendus.

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Le parquet a requis le placement en détention provisoire du prévenu, mais le tribunal a finalement suivi l'avocate de la défense qui a estimé qu'un contrôle judiciaire était suffisant.
À la fin de l'audience, le prévenu, revenant sur ses aveux tardifs en garde à vue, a simplement déclaré : "Si je n'ai pas parlé tout de suite c'est parce que j'avais peur de perdre mon travail".

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