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"Gilets jaunes" : les routiers surfent-ils sur la vague de contestation ?

Après les annonces d'Édouard Philippe, les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier ont appelé à la grève à partir de dimanche 9 décembre et pour une durée indéterminée.

Un camion retenu par des "gilets jaunes" à Fos-sur-mer (image d'illustration)
Un camion retenu par des "gilets jaunes" à Fos-sur-mer (image d'illustration)
Crédit : GERARD JULIEN / AFP
lucie valais
Lucie Valais
Journaliste

Les routiers entrent dans la danse de la contestation. Après les annonces d'Édouard Philippe, mardi 4 décembre, plusieurs syndicats du secteur du transport routier ont appelé à une grève qui débuterait dimanche 9 décembre, dès 22 heures et pour une durée indéterminée. Les fédérations CGT et FO souhaitent ainsi défendre leur pouvoir d'achat, et qualifient de "miettes" les mesures annoncées par l'exécutif

Un appel à la mobilisation lancé en plein mouvement des "gilets jaunes", une concordance de calendrier qui n'a rien d'un acte opportuniste, explique Fabrice Michaud, secrétaire général de la CGT Transport au micro de RTL. Ainsi, après cet appel à la grève, les syndicats seront reçus jeudi 6 décembre au ministère des Transports

"Si le gouvernement entend les revendications des organisations syndicales qui sont légitimes, on se posera la question" de maintenir l'appel à la grève, conclut-il.

Quelles revendications ?

"Ni le courrier reçu ce jour de Mme la ministre Elisabeth Borne, ni les explications du conseiller social du ministère, ne nous ont convaincus, bien au contraire !", écrivent les deux syndicats de concert dans leur communiqué. Les deux syndicats se disent mécontents d'une récente décision du Conseil d'État annulant un décret pris en 2016 qui devait fixer des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers. Ils demandent par ailleurs une réunion d'urgence avec la ministre des Transports.

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Selon la CGT, cette mesure "risque d'avoir des répercussions négatives sur (le) pouvoir d'achat" des chauffeurs routiers. La décision du Conseil d'Etat, ramenant à 10% les majorations des heures supplémentaires des routiers, leur ferait "perdre entre 300 et 1.200 euros par mois", avait détaillé lundi 3 décembre Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports et Logistique.

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