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"Gilets jaunes" : 13 personnes interpellées à Marseille après les manifestations

Des échauffourées ont éclaté en fin de journée à Marseille en marge des manifestations des "gilets jaunes", de la CGT et d'une marche contre le logement indigne.

La manifestation des "gilets jaunes" à Marseille, samedi 1er décembre
La manifestation des "gilets jaunes" à Marseille, samedi 1er décembre Crédit : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

Plusieurs mobilisations pour des revendications distinctes. Gilets jaunes, motards, manifestants revendiquant "le droit à un logement digne" ou encore sympathisants de la CGT : des milliers de personnes ont protesté samedi 1er décembre dans les rues de Marseille, avant que n'éclatent des débordements avec des scènes de pillage. 

Treize personnes ont été interpellées dans la soirée, a indiqué la préfecture de police, notamment pour le pillage d'une boutique de téléphonie et l'incendie d'un véhicule de police sur la Canebière. Les affrontements avec les forces de l'ordre qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène ont débuté peu de temps après le rassemblement des différents cortèges sur le Vieux-Port.  

Selon la préfecture de police, les différentes manifestations ont réuni 300 gilets jaunes, 100 motards et environ 350 manifestants appelés par la CGT à se mobiliser pour réclamer un changement de la politique du gouvernement.  

Plusieurs manifestations simultanées

Ils étaient également quelques milliers à s'être mobilisés contre les logements insalubres, à l'appel du "Collectif du 5 novembre". Près d'un mois après l'effondrement d'immeubles vétustes du centre-ville qui a provoqué la mort de 8 personnes, les manifestants ont une nouvelle fois crié leur colère contre le maire de Marseille en scandant "Gaudin démission". 

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Dans ce cortège, de nombreuses pancartes demandaient la réquisition de logements vides afin d'installer les habitants qui ont été évacués depuis le drame (1.554 personnes selon la mairie). 

Déambulant depuis le milieu de matinée dans les rues de la ville, les gilets jaunes ont eux aussi manifesté leur mécontentement en rejoignant notamment le centre commercial des Terrasses du Port qui a été aussitôt fermé. "On en a ras-le-bol des injustices sociales",  a déclaré à l'AFP Sandrine, une institutrice de 40 ans, divorcée et mère de deux enfants. "On galérait chacun de notre côté et ce mouvement nous a permis de trouver de la solidarité et de nous lier dans la difficulté", a poursuivi la manifestante.  

Vers une convergence des luttes ?

"Ce qui va se produire c'est une convergence des luttes (...). Plus le pouvoir joue le pourrissement en espérant que les gens vont se lasser (...) et plus les gens mettent dans leurs luttes des aspirations de plus en plus amples", a déclaré lors d'une conférence de presse le leader de La France insoumise (LFI) et député des Bouches-du-Rhône, Jean-Luc Mélenchon, qui a rejoint les manifestants dans l'après-midi. 

Toujours dans le Sud-Est, plusieurs personnes ont été interpellées à Nice après des heurts de "gilets jaunes" avec la police, a indiqué la préfecture des Alpes-Maritimes. Dans l'Hérault, l'autoroute A9 a été coupée entre Béziers et Sète après l'envahissement des voies dans la matinée et quelque 500 "gilets jaunes" ont défilé dans le centre-ville de Montpellier. 

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