1 min de lecture Justice

Fleur Pellerin : que reproche-t-on à l'ancienne ministre de la Culture ?

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique soupçonne Fleur Pellerin d'avoir noué des contacts avec un géant du web sud-coréen qui fut l'un de ses interlocuteurs au gouvernement.

Fleur Pellerin, ancienne ministre de la Culture et de la Communication.
Fleur Pellerin, ancienne ministre de la Culture et de la Communication. Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Clémence Bauduin
Clémence Bauduin
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Fleur Pellerin rattrapée par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). L'ex-ministre de la Culture, aujourd'hui à la tête de la société privée d'investissements Korelya Consulting qu'elle a fondée, est soupçonnée de "prise illégale d'intérêts" par cette institution indépendante qui veille à "la probité et l’exemplarité des responsables publics". Selon la HATVP, Fleur Pellerin aurait noué des contacts avec un géant du web sud-coréen, lequel fut l'un de ses interlocuteurs au gouvernement.

Or, la société de Fleur Pellerin ne pouvait pas "jusqu'au 11 février 2019" fournir des prestations à des entreprises qui "ont bénéficié" d'aides financières ou de décisions de la part du ministère de la Culture et de la Communication ou "conclu des contrats" avec ses services. 

Dans un rapport administratif publié ce mercredi 19 décembre au Journal officiel, la HATVP estime que Fleur Pellerin a "méconnu [ses] réserves". En conséquence, l'organisme a transmis un signalement au parquet.

Une lettre mais pas de contrat, fait valoir Fleur Pellerin

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L'ancienne ministre gérait depuis septembre 2016 un fonds "intégralement doté par la société Naver Corp", poids lourd du web sud-coréen. Or la HATVP s'est aperçue que Fleur Pellerin, ministre de la Culture de fin août 2014 à février 2016, avait signé une "lettre d'intention" avec Naver Corp le 4 novembre 2015 en vue de la diffusion de contenus vidéos sur les événements de l'année France-Corée. À cette date, elle était toujours au gouvernement.

L'institut français de Corée du Sud et la société Naver avaient ensuite conclu "une convention de partenariat" le 17 mars 2016. Fleur Pellerin n'était plus en fonction. Selon des médias, Korelya Consulting a levé un total de 200 millions d'euros en 2016-2017 auprès du groupe sud-coréen, qui gère le premier moteur de recherche local. Invitée à s'expliquer, l'ex-ministre a répondu en mai 2018 que la lettre d'intention évoquée par la HATVP ne pouvait être assimilée à un contrat.

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