1 min de lecture Justice

Enquêtes ouvertes contre des policiers après des accusations d'actes racistes au tribunal de Paris

Un policier est renvoyé en conseil de discipline et cinq autres feront l'objet de sanctions après le signalement d'un autre policier pour des faits de racisme et de maltraitances au dépôt du tribunal judiciaire de Paris.

Le nouveau tribunal de Paris dans le XVIIe arrondissement
Le nouveau tribunal de Paris dans le XVIIe arrondissement Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP
Pierre
Pierre Jarnoux et AFP

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes contre six policiers, accusés de racisme et d'actes de maltraitances étalés sur plus de deux ans au Tribunal de Paris. 

Dans un signalement à sa hiérarchie en mars 2019 révélé par Streetpress, Amar Benmohamed, brigadier chef dénonçait des "propos racistes" tenus de "façon régulière". Les déférés d'origine étrangère étaient qualifiés de "bâtards" par une gardienne de la paix. 

Au total, ce serait près de 1.000 détenus qui auraient été maltraités au dépôt du tribunal de Paris, où sont retenues les personnes attendant d'être présentées à la justice. "C'est même sans doute plus" selon Amar Benmohamed. Celui qui est aussi délégué syndical chez Unité SGP-Police affirme avoir entendu les propos suivants : "Ferme ta gueule, sale bougnoule", "négro", "sale race", ou encore "Je te lancerais tout ça dans la Seine" ; "Si on me laissait faire, je mettrais le feu à toutes ces merguez".

Un conseil de discipline en septembre

La préfecture de police a indiqué qu'à la suite d'une enquête de l'IGPN menée en février, "un conseil de discipline se tiendra en septembre pour un des fonctionnaires et des sanctions administratives, blâme et avertissements, sont en cours de notification pour cinq autres" au vu de "la gravité des faits allégués".

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Le brigadier chef Amar Benmohamed a aussi porté plainte pour des faits supposés de "harcèlement moral" à son encontre après ses signalements, a annoncé son avocat Arié Alimi.


SOS Racisme a demandé "l'ouverture d'une information judiciaire, l'ouverture d'un contrôle par l'inspection générale de la justice et une mobilisation du Barreau de Paris".

"Si les faits dénoncés sont matérialisés, il est nécessaire que des suites disciplinaires soient déclenchées. La police républicaine ne pourrait accepter de telles déviances en son sein", a réagi le syndicat Unité SGP-Police.

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