Marine Le Pen semble avoir changé de stratégie de défense
Pour la première fois depuis 10 ans d'instruction et un premier procès, Marine Le Pen a montré un léger infléchissement dans sa position. Elle reconnaît, dans sa première prise de parole devant la cour d'appel, "si un délit a été commis..."
Avant d'invoquer ensuite "la bonne foi" : "Nous n'avions pas le moindre sentiment d'avoir commis le moindre délit lorsque nous avons embauché et mutualisé nos assistants".
Par ailleurs, la patronne des députés RN s'en est aussi pris à la partie civile : "Le parlement européen n'a pas joué son rôle d'alerte", selon elle. "Rien n'a jamais été dissimulé".
On est encore loin d'un mea culpa mais dans le jugement de première instance, les magistrats lui reprochaient de n'avoir fait aucun pas vers la reconnaissance d'une faute, c'est même comme ça qu'ils justifiaient la peine d'inéligibilité avec exécution immédiate.
Marine Le Pen semble, ce lundi soir, avoir entendu cette critique.
Des explications signées Sophie Neumayer, du service police-justice de RTL, présente l'audience ce lundi.