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"Je suis inquiet pour elle" : la fébrilité gagne les rangs du RN avant le procès en appel de Marine Le Pen

Marine Le Pen a de nouveau rendez-vous avec la justice, à partir de ce mardi 13 janvier, avec le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires européens. Condamnée à une peine d'inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate en première instance, la patronne du RN pourrait être absente de la course à la présidentielle en 2027. Ce qui inquiète ses rangs.

Marine Le Pen, déclarée inéligible pendant 5 ans, à l'Assemblée nationale, le 22 janvier 2025.

Crédit : THIBAUD MORITZ / AFP

Marine Le Pen : l'inquiétude gagne ses soutiens

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Julien Fautrat - édité par La rédaction numérique de RTL

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Le procès en appel de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires européens débute, ce mardi 13 janvier, à Paris. En première instance, la patronne du RN a été condamnée à quatre ans d'emprisonnement dont deux ferme, 100.000 euros d'amende et, surtout, une peine d'inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate.

Chez ses soutiens à Hénin-Beaumont, l'inquiétude gagne du terrain car si la cour d'appel confirme cette décision de première instance, Marine Le Pen ne pourra pas être candidate à l'élection présidentielle en 2027. 

"Jordan peut gagner à ma place", cette petite phrase, prononcée par la députée il y a quelques jours, a en effet créé le doute chez ses sympathisants. À commencer par Johan, boulanger à Hénin-Beaumont, inquiet pour l'avenir de sa championne. 

"Franchement, je suis de tout cœur avec Marine... Je vais même prier Dieu pour elle, je vais en pleurer ce n'est même pas la peine... J'adore trop cette femme là, je suis inquiet pour elle", assure cet électeur au micro de RTL.

Marine Le Pen s'est-elle déjà fait une raison ?

Ce qui est sûr, c'est que Marine Le Pen a déjà désigné son successeur. C'est le plan B. En effet, si à l'issue de son procès en appel, Marine Le Pen ne peut pas se présenter dans la course à l'Élysée, alors ce sera Jordan Bardella le candidat. Ce qui, chez les admirateurs de Marine Le Pen, n'est pas une très bonne nouvelle.

Selon Farida, par exemple, le président du RN ne peut pas faire l'affaire "à 100%". "Pour moi, il n'est pas encore prêt. Ce n'est pas une question de jeunesse, il a juste encore beaucoup à apprendre, je pense. Il a besoin d'elle. Il a ses chances mais je ne pense pas qu'il passera", poursuit-elle. 

Avec beaucoup d'électeurs issus de la gauche, à Hénin-Beaumont, c'est la ligne ni droite ni gauche de Marine Le Pen qui cadre le plus aux attentes des électeurs, moins celle de Jordan Bardella, plutôt orientée à droite. "Marine Le Pen, elle est connue. Mais Jordan, ce n'est pas encore la même chose", lance cette sympathisante sur RTL. 

"Elle est têtue, elle est capable de ne pas changer de ligne de défense"

L'inquiétude monte également chez les cadres et les élus du parti. Et il faut dire que la posture présentée, ce lundi, par Marine Le Pen n'a pas dû les rassurer. "Il y a un seul axe de défense, c'est de dire la vérité. C'est la stratégie qui est la mienne : dire la vérité. Comme je l'ai fait en première instance, en espérant être mieux entendue en appel", a déclaré la patronne du RN. 

"Elle est têtue, elle est capable de ne pas changer de ligne de défense", a réagi Wallerand de Saint-Just, prévenu, lui aussi, dans l'affaire des assistants parlementaires. "Vous savez, quand on fait appel, c'est pour aller dire normalement à la cour d'appel que les premiers juges se sont trompés. Il n'y a pas tellement de raison de changer de ligne de défense", poursuit-il. 

Au point que les porte-paroles du RN n'ont aujourd'hui pas vraiment de parole à porter. "Pour être très honnête, je ne connais pas les secrets de la défense qui se préparent", indique Laurent Jacobelli, député RN, au micro de RTL. 

"On a travaillé sur la réglementation européenne", précise un proche de Marine Le Pen. Peut-être un début d'indice ? Du côté du RN en tout cas on presse la patronne de faire moins de politique durant son procès, mais aussi plus de technique juridique, moins frontale avec la présidente du tribunal. 

Mais est-ce la bonne stratégie de demander à Marine Le Pen de jouer contre son propre tempérament ? 

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