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Stéphanie Bonhomme, la mère d'Elias sur RTL le 29 janvier 2026
Crédit : RTL
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Le 24 janvier 2025, Elias, 14 ans, était poignardé à la sortie de son entraînement de football au stade Jules-Noël, dans le 14ᵉ arrondissement de Paris, pour un simple téléphone. Les deux agresseurs sont des multirécidivistes, connus des services de police. Depuis le drame, la mère d'Elias, Stéphanie Bonhomme prend régulièrement la parole pour dénoncer les dysfonctionnements du système judiciaire et la lenteur des démarches qui ont conduit, selon elle, à la mort de son fils.
Un rapport publié en novembre dernier a révélé une série de dysfonctionnements, notamment des défauts de communication et de coordination entre les différents acteurs judiciaires. Invité sur RTL, jeudi 29 janvier, Stéphanie Bonhomme explique avoir été "désespérée de voir cet enchainement de carences, de dysfonctionnements" à la lecture de ce rapport. "On ne voit pas un manque de moyens, ce que l'on voit, c'est des dysfonctionnements en chaîne", assure-t-elle.
Stéphanie Bonhomme déplore que les mesures éducatives n'aient pas été appliquées et que les interdictions de contact entre les deux jeunes impliqués n'aient pas été respectées. "Les éducateurs ont tenté de faire leur travail. La défaillance, elle vient du fait que les rapports des éducateurs ne sont pas lus ou mal transmis ou mal compris. Parce que si on lit bien, les éducateurs disent l'application de ne pas entrer en contact n'est pas possible. Ils habitent dans la même résidence", explique la mère d'Elias.
Déterminée à obtenir des explications, Stéphanie Bonhomme a rencontré le président du tribunal judiciaire de Paris et le premier président de la cour d'appel de Paris. "Un entretien qui a été long et constructif puisqu'ils nous ont évidemment répété les règles de l'indépendance de la magistrature, mais ils ont aussi précisé... que cette indépendance était humaine. Donc ils ont entendu notre demande, ils l'ont comprise", assure-t-elle.
Stéphanie Bonhomme espère pouvoir dialoguer directement avec les magistrats impliqués dans le dossier de son fils. Pour elle, il ne s'agit pas de chercher des sanctions, mais de comprendre le raisonnement qui a conduit à ces décisions tragiques.
Stéphanie Bonhomme milite également pour une réforme de la justice des mineurs et mettre fin à l'excuse de minorité. Elle estime que les jeunes auteurs de crimes graves, comme ceux qui ont tué Elias, devraient être jugés comme des majeurs. "Nous voulons que ça n'existe plus, mais ça c'est le devoir des parlementaires de revenir sur cette loi. Nous, ce que nous souhaitons lors du procès, c'est que nos avocats puissent faire tomber cette excuse de minorité pour les assassins d'Elias", explique-t-elle.
En attendant le procès prévu pour 2027, Stéphanie Bonhomme continue de porter la mémoire de son fils et de se battre pour que justice soit rendue.
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