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Disparition de Paul Lombard, référence du barreau parisien

REPLAY - L'avocat pénaliste, décédé dimanche à 89 ans, a plaidé dans quelques unes des plus grandes affaires criminelles.

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Disparition de Paul Lombard, référence du barreau parisien Crédit Image : NIVIERE/SIPA | Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
Journaliste RTL

Ils ne sont plus qu'une poignée et leur nombre s'est encore un peu plus réduit hier. Ils sont de plus en plus rares ceux qui en France ont assisté à une exécution capitale. Paul Lombard en faisait partie, Le Figaro et Le Monde publient ce matin le portrait du doyen des pénalistes, vieux lion à la crinière argentée qui s'est éteint hier à 89 ans. Il avait plaidé des dossiers retentissants, le petit Grégory, Furiani, Elf, Simone Weber... Mais s'il est une affaire qui a marqué sa carrière et l'aura hanté jusqu'au bout, c'est bien celle du pull-over rouge de Christian Ranucci, l'étudiant guillotiné à Marseille en juillet 1976 pour l'enlèvement et le meurtre d'une fillette de 8 ans, Marie-Dolorès Rambla.

Paul Lombard était l'avocat de Christian Ranucci et lefigaro.fr remet en ligne ce matin un papier dans lequel Paul Lombard se souvenait avec effroi de l'atmosphère de corrida et de mise à mort qui empoisonnait les assises des Bouches-du-Rhône avant l'exécution de son client. Il avait demandé la grâce à Giscard. Son fils Bruno, interrogé par Le Monde, raconte : "Lorsqu'il a reçu le coup de fil du président de la République lui annonçant le refus de la grâce, il est parti marcher dans Marseille jusqu'au petit matin."

Il accompagnera Ranucci jusqu'à l'échafaud, il se souvenait de chaque seconde de cette marche. "Je n'avais plus la possibilité de lui donner des mots d'espoir, alors j'ai fait de mon mieux pour colmater sa panique, je le tenais par le cou, je lui ai demandé s'il voulait se confesser, il m'a dit non. J'ai encore dans l'oreille et dans le cœur ses derniers mots : 'Réhabilitez-moi'." Le lendemain Robert Badinter lui enverra ces quelques mots : "Toi aussi à présent tu as traversé la ligne noire et fait le voyage au bout de la nuit, ce sont des moments incommunicables sauf pour les frères en horreur judiciaire que nous sommes à présent." "Il n'y a pas de grands avocats, disait Paul Lombard, il n'y a que de grandes affaires."

Macron et Mélenchon torpillent la primaire

Dans la presse aussi ce matin, coup de froid sur le Parti socialiste. Le plateau du Studio Gabriel était, paraît-il, glacial hier soir et ce n'était pas seulement à cause de la clim'. Je vous conseille la lecture très drôle du papier de lexpress.fr, "mufle, buzz de fou, vacheries, les coulisses du deuxième débat". Avec notamment ce moment de panique pour Manuel Valls quand il réalise que ses six concurrents sont en train de prendre la pause bras dessus bras dessous pour les photographes au centre du plateau, sans lui. À la guerre comme à la guerre, Valls arrive en catastrophe et éjecte du cadre la malheureuse Sylvia Pinel pour se ménager une place plus centrale sur la photo de famille. "Le mufle !", soupire une dame au premier rang. Entendu aussi dans le public un peu plus tard : "Franchement Bennahmias à la primaire, c'est un peu comme Carquefou en Coupe de France ! ", disent les uns. D'autres font semblant de ronfler quand Sylvia Pinel ou François de Rugy prennent la parole. 

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"Les 7 candidats ont quand même réussi à imposer leurs projets de société", se félicitent toutefois Libération qui pose en une la question du vote utile dans cette campagne cernée par Macron et Mélenchon. C'est aussi la une du Figaro : "Macron, Mélenchon : les socialistes pris dans l'étau". Des socialistes qui sont aussi en pleine hémorragie. Depuis 2012, plus de 40.000 adhérents ont quitté le Parti socialiste, affirme Le Figaro. Danièle, une enseignante de 57 ans, accuse le PS d'être "un parti d'élus sclérosés, droitisés, menant une politique antisociale". "Je ne reproche pas à Hollande de ne pas avoir réussi, mais de ne même pas avoir essayé de mener une politique de gauche", assène Fanny, 33 ans. "Le FN lui au moins défend les sans-dents", ajoute un retraité passé chez Marine Le Pen. D'autres disent qu'ils voteront Mélenchon ou Macron qui incarnent selon eux une nouvelle façon de faire de la politique.

L'entretien surréaliste de Trump

"Macron, ça marche", titre d'ailleurs en une Le Parisien-Aujourd'hui en France, tandis que la Voix du Nord revient ce matin sur les propos de Macron qui avait jeté un froid en parlant de l'alcoolisme et du tabagisme dans le bassin minier. "Hélas c'est vrai, écrit Jean-Michel Bretonnier. Cacher la fréquence de l'alcoolisme et du tabagisme dans notre région manifeste une forme de condescendance pour ses habitants de la part de ces démagogues qui font du Zola électoraliste et croient défendre la région en niant ce qui la blesse."

Et pendant ce temps, Trump fait du Trump. Cinq jours avant son entrée à la Maison-Blanche, Donald Trump a décidé de s'adresser à l'Europe sous la forme d'un long entretien à deux quotidiens conservateurs, Bild en Allemagne et le Times à Londres. On vous en a parlé dans les journaux de RTL, Donald Trump s'en prend à l'OTAN, "une organisation obsolète". Le Brexit ? "Ce sera une chose géniale qui va conduire d'autres payer à quitter l'Union européenne." Il s'en prend ensuite à Angela Merkel et son "erreur catastrophique" sur les réfugiés. "L'Allemagne, dit Trump, est un pays génial, un grand pays producteur. Quand on va sur la 5e avenue, on voit que tout le monde a une Mercedes garée devant chez lui, pas vrai ? Or vous les Allemands, vous êtes très injustes avec les États-Unis ! Combien de Chevrolet avez-vous en Allemagne ? Ça doit marcher dans les deux sens : vous pouvez fabriquer des voitures pour les États-Unis mais vous devrez payer 35% de taxe sur chaque voiture qui entre chez nous." Confidence du rédacteur en chef de Bild cité par Le Monde de cet après-midi : "Cette conversation est l'entretien le plus étonnant que j'aie jamais fait."

La vague de froid, c'est bien en fait

Un journaliste qui parle à la première personne du singulier, c'est ce qu'a décidé de faire Daniel Schneiderman, billet à lire dans Libération. "Devant la trumpisation du monde, écrit-il, plus rien ne sert aux journalistes de se cacher derrière un 'on' ridicule, disons 'je' au nom de la survie de notre métier. Je vais dire 'je' parce que je ne peux plus rester de marbre, je vais dire 'je' comme un pacifiste prend un flingue, la mort dans l'âme, quand les blés sont sous la grêle."

Bon, pas de grêle en vue mais une vague de froid qui fait la une de la plupart des quotidiens, la plus belle une étant celle de 20 Minutes : "Le froid, c'est cool". Oui, il paraît que les températures très basses donnent meilleur moral, plus de tonicité, et moins de risques de maladies... On avait vraiment besoin de ça !

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