1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Chômage partiel : trois mises en examen pour fraude à Paris
2 min de lecture

Chômage partiel : trois mises en examen pour fraude à Paris

Quatre membres d'un même famille sont soupçonnés d'avoir joué un rôle important dans un escroquerie au chômage partiel à Paris. Trois sont mis en examen, un autre place sous le statut de témoin assisté.

225 milions d'euros, c'est le montant collosal des fraudes au chômage partiel.
225 milions d'euros, c'est le montant collosal des fraudes au chômage partiel.
Crédit : AFP
Nicolas Barreiro & AFP

Une fraude estimée à plusieurs millions d'euros. Deux hommes et une femme ont été mis en examen le vendredi 18 juin à Paris pour des soupçons de fraude au chômage partiel, a appris l'AFP vendredi de source judiciaire. Selon Le Parisien, le préjudice s'élève à plus de 10 millions d'euros.

Selon la source judiciaire, "les deux hommes ont été mis en examen des chefs d'escroquerie en bande organisée, blanchiment aggravé et association de malfaiteurs". Le premier a été placé en détention provisoire et le second incarcéré dans l'attente du débat sur sa détention, a précisé la même source. 

La femme a elle été mise en examen pour "blanchiment aggravé" et "recel d'escroquerie" et placée sous contrôle judiciaire. Une quatrième personne, une femme, a été placée sous le statut de témoin assisté, toujours de source judiciaire. Selon le quotidien, ces mises en examen concernent plusieurs membres d'une même famille, Dan J., un Franco-israélien de 30 ans, sa femme et son père. Elles auraient été réalisées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en janvier par la Junalco, la Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée.

"Un rôle de premier plan"

La famille J. "est suspectée d'avoir joué un rôle de premier plan dans la retentissante escroquerie au chômage partiel. À eux seuls, Dan J. et ses proches auraient détourné plus de 11 millions d’euros d'argent public destiné à aider les entreprises pendant la crise du Covid-19", d'après le quotidien.

À lire aussi

Le procédé est souvent le même dans ces dossiers: ces personnes sont suspectées d'avoir usurpé l'identité de vraies entreprises en demandant à leur place de toucher le chômage partiel et en se faisant virer l'argent qui leur est destiné.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes partout en France sur ces escroqueries massives. Fin janvier, la ministre du Travail Elisabeth Borne avait indiqué que quelque 500.000 contrôles menés depuis le début de la crise sanitaire avaient permis de détecter de telles fraudes portant sur quelque 200 millions d'euros.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/