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Bac 2026 : que risque-t-on vraiment en cas de triche lors des épreuves ?

Avec le coup d’envoi des épreuves du bac 2026, les autorités rappellent les règles en cas de fraude. Du simple blâme à l’interdiction de passer un examen pendant plusieurs années, voire à des poursuites judiciaires, les risques sont bien réels pour les candidats pris en faute.

Une lycéenne en train de passer le baccalauréat (illustration).

Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP

Alexian Giron

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Le bal des examens a commencé pour les lycéens. Après l'épreuve anticipée de français pour les élèves de première la semaine dernière, les quelque 530.000 élèves de terminale ont planché lundi sur le bac philo, avant le début des épreuves de spécialité de la voie générale du baccalauréat ce mardi. 

Cette série d'examens va se dérouler jusqu'au 1er juillet prochain avec le grand oral. Pour cette année 2026, 727.327 candidats se sont inscrits aux sessions de juin, dont 386.312 en filière générale. 

Si certains sont tentés d'avoir recours à la triche pour réussir les épreuves, ce n'est pas sans risque. Le site du gouvernement précise qu'en cas de fraude, les candidats peuvent encourir des sanctions disciplinaires et pénales. 

Le surveillant doit rédiger un procès-verbal

La triche pendant un examen est considérée comme une fraude si le candidat utilise un appareil interdit (téléphone, montre connectée...), de faux documents, une calculatrice sans autorisation, ou encore s'il communique avec un autre candidat pendant la durée de l'épreuve ou est remplacé par une autre personne. 

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Lorsqu'un candidat est pris en flagrant délit de fraude ou de tentative, le surveillant doit saisir le matériel permettant la triche. Ce dernier rédige ensuite un procès-verbal dans lequel il décrit les comportements constatés, indique le site du gouvernement. 

L'ensemble des surveillants présents dans la salle doivent signer le procès-verbal. Le candidat concerné est également invité à signer le document. S'il refuse, ce sera précisé dans le procès-verbal. Enfin, si le candidat perturbe l'examen, le chef du centre peut choisir de l'exclure de l'épreuve. 

Ce procès-verbal sera ensuite étudié par un recteur qui a trois possibilités : abandonner les poursuites contre le candidat, saisir la commission de discipline du baccalauréat, ou convoquer le lycéen pour le sanctionner.

Dans les deux derniers cas, la personne concernée devra recevoir une convocation dix jours avant le rendez-vous par lettre recommandée avec accusé de réception. Le candidat peut choisir d'être représenté, et l'audience a lieu même si celui-ci est absent. Jusqu'au verdict, l'individu accusé de triche n'a pas accès à ses résultats du baccalauréat et ne peut pas s'inscrire dans un autre établissement public pour ses études supérieures. 

Des sanctions disciplinaires et pénales

En cas de sanctions disciplinaires, le candidat peut recevoir un blâme, être privé de toute mention au diplôme, ou encore avoir l'interdiction de participer à tout examen de l'Éducation nationale pendant cinq ans maximum ou de s'inscrire dans un établissement public d'enseignement supérieur pendant cinq ans également. 

Il est aussi possible de proposer au candidat de repasser les épreuves du baccalauréat. En cas de contestation, celui-ci a deux mois pour saisir le tribunal administratif, après la réception de la décision de la commission académique. 

En revanche, certaines fraudes peuvent aussi être considérées comme des délits entraînant des sanctions pénales. Si le candidat communique le sujet d'un examen en avance ou est remplacé par une autre personne, il risque jusqu'à 9.000 euros d'amende et trois ans de prison, souligne le site du gouvernement. 

Face à la fraude, en hausse de 30% en 2025, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a annoncé la mise en place de détecteurs de smartphones et de montres connectées installés de manière aléatoire dans certains centres d'examen. En effet, l'année passée, l'utilisation des smartphones ou des montres connectées a représenté 55% des fraudes, contre 24% pour les antisèches, et seulement 8% pour l'intelligence artificielle.

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