1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Cergy : agression d'un livreur et injures racistes, une enquête ouverte
2 min de lecture

Cergy : agression d'un livreur et injures racistes, une enquête ouverte

L'agresseur présumé d'un livreur Uber Eats a pris à partie une riveraine qui filmait la scène, proférant des insultes racistes d'une extrême violence.

Un livreur Uber Eats (illustration)
Un livreur Uber Eats (illustration)
Crédit : Koen van Weel / ANP / AFP
Marie Gingault
Marie Gingault
Journaliste

Dimanche 30 mai, un livreur a été agressé devant un restaurant à Cergy-Pontoise, dans le Val-d'Oise. L'agresseur présumé a également proféré des insultes racistes à l'encontre d'une riveraine qui filmait la scène. La police du département a annoncé qu'une enquête avait été ouverte.

Selon les premiers éléments de l'enquête, un livreur noir d'Uber Eats a été agressé dimanche soir tandis qu'il récupérait une commande, indique une source policière. La victime, qui présentait "plusieurs plaies", a été prise en charge par les pompiers et aurait déposé plainte, précise la même source.

Une femme, témoin de l'altercation, a filmé depuis sa fenêtre l'agresseur présumé, qui l'a prise à partie. Dans des vidéos, largement relayées sur les réseaux sociaux, on entend l'homme proférer des insultes racistes à la riveraine : "espèce de négresse, espèce de sale noire (...), pendant 800 ans on vous a vendus comme du bétail", a notamment déclaré l'homme. "Des identifications sont en cours", a indiqué le parquet de Pontoise.

Près de 150 personnes se sont rassemblées devant le restaurant

La femme qui a reçu les insultes a également déposé plainte, a précisé le commissariat de Cergy-Pontoise chargé de l'enquête. Pour Dominique Sopo, président de SOS Racisme, "les propos de l'agresseur sont une démonstration de la permanence de la vision dégradée de telle ou telle population - ici les noirs assimilés à descendants d'esclaves et animalisés - que l'Histoire a léguée".

À lire aussi

À l'appel du collectif de la Brigade anti-négrophobie, près de 150 personnes se sont rassemblées lundi après-midi devant le "Brasco", le restaurant où s'est déroulée l'agression, selon une source policière. "Nous sommes tout aussi choqués que vous et condamnons fermement ce genre de propos qui va à l'encontre de la philosophie de notre restaurant", a écrit l'établissement dans un message publié lundi sur Facebook.

Après la diffusion de plusieurs vidéos appelant à retrouver l'agresseur, la police a demandé de "ne pas relayer les témoignages haineux et de laisser l'enquête se dérouler".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/