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Incendie de la cathédrale de Nantes : ce que l’on sait du suspect

ÉCLAIRAGE - Cet homme de 39 ans était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie. Mis en examen, il est, selon son avocat, "rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements".

La fumée a alerté les voisins de la cathédrale de Nantes
La fumée a alerté les voisins de la cathédrale de Nantes Crédit : AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

Les raisons de son geste criminel sont encore inconnues. Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes, un bénévole du diocèse, déjà entendu, est finalement passé aux aveux. Il a été placé en détention provisoire dans la nuit du 25 au 26 juillet pour "destructions et dégradations par incendie" et mis en examen. 


Mais qui est le suspect ? Cet homme de 39 ans était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie. Le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois, avait expliqué la semaine dernière que le bénévole était un "Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années". Selon le recteur, "Emmanuel" est "servant d'autel" et il le connaissait "depuis quatre ou cinq ans", avait-il expliqué. 

Selon nos confrères de Ouest France, le suspect "faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis novembre 2019", et ses différentes voies de recours étaient épuisées. 

Le bénévole avait été placé en garde à vue le 18 juillet quelques heures après l'incendie et l'ouverture de l'enquête, puis remis en liberté le lendemain soir. Les enquêteurs souhaitaient l'interroger car après l'incendie aucune trace d'effraction n'avait été constatée sur les accès à l'édifice dans lequel trois points de départ de feu avaient été constatés. Et depuis la première garde à vue, les enquêteurs n'étaient pas très convaincus par la version du bénévole.

Le suspect "rongé par le remords"

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L'enquête avait en effet révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. "Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres", avait relevé le jour de l'incendie le procureur.

Selon Me Quentin Chabert. l'avocat du suspect, interrogé par Presse Océan, son client "regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd'hui rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements", assure-t-il. Le bénévole serait en outre "soulagé" par ses aveux, mais aussi "apeuré". Il risque dix ans de prison et 150.000 euros d'amende.  

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