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Bobigny : une femme de ménage acquittée du meurtre de sa patronne

Acquittée du meurtre de Michèle Laforge, vendredi 15 avril, Bnina Bouzoumita a été condamnée à trois ans de prison pour lui avoir volé ses bijoux.

L'entrée du Palais de justice de Bobigny, le 11 janvier 2016
L'entrée du Palais de justice de Bobigny, le 11 janvier 2016
Crédit : MATTHIEU ALEXANDRE / AFP
Félix Roudaut & AFP

"Vous êtes libre", a indiqué le président de la Cour d'assises de Bobigny à Bnina Bouzoumita, vendredi 15 avril, au terme cinq jours de procès en appel. Après quatre années passées derrière les barreaux, cette femme de ménage a été acquittée du meurtre de sa patronne, mais condamnée à trois ans de prison pour lui avoir volé des bijoux. En première instance, elle avait écopé à 18 ans de prison.

Le 13 décembre 2011, le corps de Michèle Laforge, gérante de boutique d'accessoires pour animaux, avait été retrouvé sans vie par son mari dans leur appartement parisien. À demi-nue, la victime de 64 ans était plongée dans sa baignoire et tenait à la main un sèche-cheveux branché. Interrogée par les policiers, la femme de ménage avait changé plusieurs fois de version, affirmant ne pas s'être rendue chez la victime ce jour-là. Elle avait fini par admettre y être allée, confondue par le bornage de son téléphone, affirmant aux enquêteurs avoir découvert le corps dans la baignoire, s'être emparée de bijoux en évidence et ne pas avoir prévenu la police parce qu'elle travaillait au noir

"On a foncé sur la voleuse ! Mais comment peut-on condamner sur des suppositions ?"

Me Jean-Pierre Carrel

Compte tenu des zones d'ombres, et notamment de l'absence de traces d'ADN, la cour a décidé de l'acquitter. Pour son avocat, Me Thibaud Cotta : "on revient de loin !". "Mais on ne juge pas à Paris comme à Bobigny", a-t-il poursuivi, estimant que le prétoire n'avait pas "caricaturé" la personnalité de sa cliente. Virginie Clériot, la fille de la victime, a quant à elle souhaité que "le vrai coupable aille en prison", résolue à relancer l'enquête. Pendant les cinq jours du procès, son avocat et elle ont fait corps avec la défense pour innocenter l'accusée, fustigeant une enquête lacunaire faite de suppositions et ayant écartée d'emblée des pistes évidentes. "On a foncé sur la voleuse ! Mais comment peut-on condamner sur des suppositions ?", s'est indigné son avocat Me Jean-Pierre Carrel.

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