2 min de lecture Police

Biarritz : 1.350 euros d’amende pour le policier qui avait blessé une étudiante avec un LBD

VU DANS LA PRESSE - La jeune femme, qui a subi une triple fracture à la mâchoire, s'est dite "soulagée" à l'issue de l'audience.

Un policier français braque un LBD 40, le 9 février 2019 (Illustration)
Un policier français braque un LBD 40, le 9 février 2019 (Illustration) Crédit : Zakaria ABDELKAFI / AFP
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Camille Sarazin Journaliste

Il a évité une condamnation à de la prison ferme. Un fonctionnaire de police de Bordeaux, qui avait blessé une jeune femme au visage avec un tir de LBD, devra simplement verser 1.350 euros d'amende. 

Sébastien M. a été condamné à une peine de 90 jours-amende à 15 euros, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement, ce vendredi à Bayonne, rapporte 20 Minutes. Lors d'une manifestation contre la tenue du G7 à Biarritz, le 18 décembre 2018, Lola Villabriga avait reçu un tir de LBD dans le visage. L'étudiante était montée sur un banc pour filmer la manifestation, en marge de la venue du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. Résultat : triple fracture de la mâchoire et 45 jours d'ITT. 

Malgré sa cicatrice sur le bas du visage, la jeune femme s'est dite "soulagée" à l'issue de l'audience. "J’ai eu la chance qu’on retrouve mon tireur, qu’il ait tenu à me parler, il m’a fait part de son regret. Mais tout le monde n’aura pas cette chance", a-t-elle déclaré. 

Le LBD de nouveau mis en cause

Mais plus que le procès d'un policier, c'est le lanceur de balles de défense, dit LBD, qui est en cause. Son usage est fortement critiqué depuis son utilisation massive lors de la crise des gilets jaunes. "Ce procès n’est pas tant celui d’un fonctionnaire de police que celui des violences policières", a expliqué Sophie Bussière, avocate de la victime. "Ma cliente souhaite que ce qu’elle a subi ne serve pas à rien et nous mettons en cause l’utilisation des LBD dans le maintien de l’ordre", a-t-elle ajouté. D'autres manifestants blessés par des tirs de LBD ou de grenade lacrymogène GLI-F4 s'étaient rassemblés devant le tribunal. 

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Mais dans le cadre d'une "comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité", Sébastien M. a reconnu les faits et admis une "blessure par imprudence". Poursuivi pour "violences involontaires", il évite ainsi le procès en acceptant une condamnation pénale. "Il n’a jamais été question de la viser ou de la toucher au niveau du visage, ce n’est pas elle qui était visée", a souligné son avocat, Me Olivier Sapata. Des collègues syndicalistes avaient également fait le déplacement pour dénoncer une "tribune médiatique".

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