1 min de lecture Justice

Attentat raté de Notre-Dame: les principales accusées condamnées à 25 et 30 ans de réclusion

Les jihadistes Ornella Gilligmann et Inès Madani, qui avaient tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame en septembre 2016, ont été condamnées à 25 ans et 30 ans de réclusion criminelle.

Cathédrale Notre-Dame de Paris
Cathédrale Notre-Dame de Paris Crédit : Bertrand GUAY / AFP
William Vuillez
William Vuillez
et AFP

Après plus de dix heures de délibéré, la cour d'assises spéciale de Paris a donné son verdict ce lundi 14 octobre. Ornella Gilligmann et Inès Madani, les deux jihadistes qui avaient tenté de faire exploser une voiture près de Notre-Dame en septembre 2016, ont été condamnées 25 ans et 30 ans de réclusion criminelle.

Ornella Gilligmann, une mère de trois enfants, est tombée en larmes dans le box à l'énoncé du verdict. Inès Madani est elle restée assez impassible. Ces condamnations sont alignées sur les réquisitions du parquet, si ce n'est que la cour n'a pas mentionné de période de sûreté. Avec leurs co-accusées, elles sont devenues, selon l'expression des avocats généraux, le "visage du jihad au féminin". Dans cette affaire qui avait révélé le rôle actif des femmes dans le jihad, quatre des cinq femmes jugées encouraient la perpétuité.

Aujourd'hui âgées de 22 à 42 ans, les accusées sont soupçonnées d'avoir voulu lancer des attaques terroristes, en suivant les consignes de Rachid Kassim, propagandiste du groupe Etat islamique (EI) et inspirateur quelques semaines plus tôt de l'assassinat d'un policier et de sa femme à Magnanville (Yvelines).

L'explosion évitée grâce au carburant choisi

Inès Madani et Ornella Gilligmann ont tenté de faire exploser une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, devant des restaurants situés près de Notre-Dame de Paris, en tentant de l'incendier avec du gasoil. Seul le choix de ce carburant, difficile à enflammer, a permis d'éviter l'explosion. 

À lire aussi
Nicole Belloubet, ministre de la Justice, en juillet 2019 viol
Violences sexuelles : "On attend une réelle avancée de la Justice", dit Andréa Bescond sur RTL

Après l'échec de cet attentat, Inès Madani s'était retranchée dans l'appartement d'Amel Sakaou, à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), sur les conseils de Rachid Kassim. Toutes deux avaient été rejointes par Sarah Hervouët, originaire du sud de la France, guidée elle aussi par le jihadiste.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Jihadistes Décision de justice
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants