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Attentat du Carrousel du Louvre : l'assaillant condamné à 30 ans de prison

Les cinq magistrats professionnels ont suivi les réquisitions du Parquet national antiterroriste (Pnat) qui avait demandé 30 ans de réclusion criminelle.

Un dessin de l'assaillant du Carroussel du Louvres en 2017
Un dessin de l'assaillant du Carroussel du Louvres en 2017
Crédit : BENOIT PEYRUCQ / AFP
Louis Chahuneau & AFP

Après Karim Cheurfi, condamné la semaine dernière a 10 ans de prison pour le meurtre du policier Xavier Jugelé sur les Champs Elysées en 2015, l'assaillant du Carroussel du Louvre, Abdalla El Hamahmi, un ressortissant égyptien, qui a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. La peine est assortie d'une période de sûreté des deux tiers, d'une interdiction définitive du territoire français ainsi que d'une inscription au fichier des auteurs d'infractions terroristes (Fijait).

Le 3 février 2017, ce cadre commercial et avocat de formation, s'était précipité, armé de deux machettes et vêtu d'un t-shirt noir avec une tête de mort, vers une brigade de l'opération sentinelle en criant "Allah Akbar". Il avait blessé l'un des militaires au cuir chevelu avant d'être grièvement touché par des tirs de riposte.

Attaque non revendiquée par l'EI

Les cinq magistrats professionnels ont suivi les réquisitions du Parquet national antiterroriste (Pnat) qui avait demandé 30 ans de réclusion criminelle. Tout au long des débats devant la cour, l'accusé a assuré que son intention initiale était de détruire des chefs-d'oeuvre du musée (la Vénus de Milo, des toiles de Léonard de Vinci...) pour protester notamment contre la politique française en Syrie. Il aurait changé d'avis en croisant une patrouille de militaires qu'il a attaquée.

Il a finalement reconnu avoir voulu rejoindre, en vain, les rangs de l'organisation jihadiste au Levant, avant de se rabattre sur la France. En revanche, l'attaque n'a jamais été revendiquée par l'État islamique. La cour a "considéré que la tentative de meurtre avait été commise envers des personnes dépositaires de l'autorité publique", en "relation avec une entreprise terroriste", a précisé le président de la cour Laurent Raviot. Elle a également considéré que cette tentative de meurtre "avait été commise avec préméditation".

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