1 min de lecture Justice

Assassinat de Samuel Paty : sept nouvelles personnes interpellées

Les sept hommes âgés de 17 à 21 ans, suspectés d'avoir eu des contacts avec l'assaillant, ont été interpellés mardi 12 janvier dans plusieurs villes françaises.

Le portrait de Samuel Paty lors de la cérémonie nationale à Paris, le 21 octobre 2020.
Le portrait de Samuel Paty lors de la cérémonie nationale à Paris, le 21 octobre 2020. Crédit : Francois Mori / POOL / AFP
Florine Boukhelifa et AFP

L'enseignant avait été décapité près de son collège en octobre dernier, dans les Yvelines. Sept hommes âgés de 17 à 21 ans ont été interpellés mardi 12 janvier dans plusieurs régions de France dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty. Les suspects "apparaissent sur différents groupes de messagerie auxquels participait Abdoullakh Anzorov", l'assassin du professeur d'histoire-géographie, a précisé une source judiciaire.

Les sept hommes, dont certains sont d'origine tchétchène, comme le terroriste, ont été interpellés notamment à Toulouse, Lyon, Rouen, Besançon, en Seine-et-Marne et dans le Maine-et-Loire, a précisé cette même source. Les interpellations ont été réalisées par la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

En décembre, cinq hommes âgés de 18 à 21 ans et d'origine tchétchène, soupçonnés d'avoir eu des contacts avec l'assaillant, avaient été libérés à l'issue de leur garde à vue sans poursuite à ce stade.

Six collégiens parmi les suspects

Au total, quatorze personnes sont mises en examen dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, 47 ans, décapité le 16 octobre près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Parmi les suspects figurent six collégiensCinq d'entre eux sont poursuivis pour "complicité d'assassinat terroriste", accusés d'avoir permis à Anzorov, un réfugié de 18 ans, d'identifier le professeur.

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Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir "vengé le prophète" Mahomet. Il reprochait au professeur de l'avoir "montré de manière insultante". L'assaillant avait été abattu peu après par les policiers.

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