2 min de lecture Justice

Assassinat de Samuel Paty : "Il n'aurait pas dû mourir", assure l'avocate de la famille

INVITÉE RTL - Me Virginie Le Roy revient sur la série de mensonges et d'irresponsabilités qui ont mené à la décapitation du professeur, et ce à la suite des aveux de la collégienne à l'origine de la dénonciation.

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l'avocate de la famille de S. Paty s'exprime pour la première sur le "fonds du dossier". Crédit Image : Crédit Nicolas Kovarik / Agence 1827 pour RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi et Ryad Ouslimani

Lundi 8 mars, la jeune collégienne qui avait dénoncé Samuel Paty, provoquant l'engrenage mortel ayant mené à la décapitation du professeur a avoué qu'elle avait menti. En effet, elle n'était pas présente au cours sur la liberté d'expression durant lequel des caricatures de Mahomet ont été montrées aux élèves. "La situation de la jeune fille était intenable", explique sur RTL Me Virginie Le Roy, avocate de la famille de Samuel Paty. 

Très tôt durant l'enquête les faits avaient montré que l'adolescente n'était pas présente en cours, un billet d'absence avait été signé par sa mère. Mais le changement de version ne convainc pas l'avocate. "Ce qui entoure les explications du revirement me laisse sur la réserve", indique-t-elle. Elle pose la question de savoir de quoi la collégienne était la porte-parole, ce qui aurait motivé son maintien dans le mensonge. 

Le père était au courant du mensonge de sa fille

Selon l'avocate, elle était "la porte-parole d'un mensonge, de faits qui ne sont jamais arrivés". Le rôle du père, qui avait tourné une vidéo sur les réseaux sociaux appelant à la mobilisation contre Samuel Paty, est aussi en question. En effet, celui-ci assure qu'il a été trompé par le mensonge de sa fille. "La jeune fille n'était pas là, le billet d'absence est signé par la mère, les parents étaient informés qu'elle n'était pas en cours", défend Me Le Roy. 

De plus, elle rappelle que quelques jours plus tard la collégienne a été exclue après que les parents ne s'étaient pas présentés à une réunion avec la principale du collège. Ensuite, la responsable de l'établissement "notifie par message SMS et par courrier" la décision disciplinaire et "rappelle les motifs de l'exclusion". Le père était donc bien au courant du mensonge de sa fille. "Dire : 'J'ai cru les mensonges de ma fille', c'est très léger", pointe Me Virginie Le Roy. 

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"Il y a beaucoup de responsabilités" dans cette affaire, "Samuel Paty n'aurait pas dû mourir, et il est mort", regrette l'avocate, qui se félicite néanmoins que les deux professeurs de l'IEP de Grenoble soient sous protection policière après les accusations d'islamophobie dont ils ont fait l'objet. 

L'avocate a également tenu à souligner la position de ses clients. "Leur attente c'est la justice, tout simplement. Cette famille est remarquable, il n'y a aucun sentiment de haine, aucun sentiment de vengeance", confie Me Le Roy. "Il y a un devoir de vérité et de transparence à faire" pour "que Samuel ne soit pas mort pour rien". 

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