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Affaire Troadec : Caouissin était "dans un état de légitime défense délirante", selon les experts

Lors du 9ème jour de procès de l'affaire Troadec, les experts ont affirmé qu'Hubert Caouissin, était dans "un état de légitime défense délirante".

Le véhicule qui transporte Hubert Caouissin, le meurtrier présumé de la famille Troadec, arrive au palais de justice de Nantes, dans l’ouest de la France, le 23 juin 2021. (Illustration)
Le véhicule qui transporte Hubert Caouissin, le meurtrier présumé de la famille Troadec, arrive au palais de justice de Nantes, dans l’ouest de la France, le 23 juin 2021. (Illustration)
Crédit : SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP
Camille Guesdon & AFP

Le procès de l'affaire Troadec s'est poursuivi aux assises de Nantes, vendredi 2 juillet. Selon les experts psychiatres et psychologues, Hubert Caouissin, accusé d'avoir tué et démembré quatre membres de sa belle-famille, était dans "un état de légitime défense délirante". L'accusé était convaincu d'avoir été dépouillé par ses victimes, et son discernement a été altéré par ce "délire paranoïaque".

Selon le docteur Daniel Zagury, qui a présenté son diagnostic devant  la cour d'assises de Loire-Atlantique, cette spoliation "ce n'est pas une idée, c'est une conviction" d'Hubert Caouissin. Il avait acquis la "certitude d'un danger de mort imminent les menaçant", lui, sa conjointe et tout particulièrement leur fils de huit ans.

Des années avant son passage à l'acte, Hubert Caouissin s'était persuadé que Pascal Troadec, son beau-frère, avait dérobé des lingots d'or découverts dans un appartement familial. L'accusé s'était alors lancé dans une "ruée délirante vers l'or", se mettant "en quête de preuves tangibles" de l'existence du magot.

Hubert Caouissin est toujours en proie à ce délire

Pour le docteur Daniel Zagury, qui est déjà intervenu dans d'autres dossiers sensibles comme celui de Michel Fourniret ou de Céline Bourgeon, la mère de la petite Fiona, "le délire n'est pas l'erreur". L'expert a ajouté que "quand bien même l'or serait quelque part, cela ne contredit pas le fait qu'Hubert Caouissin soit délirant". C'est ce "délire d'interprétation" qui "l'a contraint à se rendre au domicile" des victimes en février 2017, où il a tué Pascal et Brigitte Troadec et leurs enfants, Charlotte âgée de 18 ans, et Sébastien, 21 ans, à coups de pied de biche.

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Selon le médecin, "même avec le recul, il ne voit pas comment il aurait pu faire autrement", avant d'assurer que Hubert Caouissin est toujours en proie à ce délire qui lui permet de "survivre psychiquement". "S'il perd son délire, il est confronté au désespoir absolu", a-t-il souligné.

Selon une psychologue présente lors du 9ème jour de procès, Hubert Caouissin était "d'abord en proie à une angoisse diffuse" et "c'est sur les Troadec qu'elle va par la suite se fixer, s'articuler". Elle a notamment ajouté que "le moteur d'Hubert Caouissin" est le fait qu'il "détient une vérité" et ainsi "son but, n'est pas de jouir de l'autre, de faire du mal, mais de faire triompher sur cette vérité", a-t-elle expliqué.

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