2 min de lecture Justice

Affaire Théo : deux policiers renvoyés aux assises, menacés d'un simple blâme

Deux des trois policiers, poursuivis dans le cadre de la violente interpellation de Théodore Luhaka en 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ont été entendus lors d'un conseil de discipline mercredi 13 janvier.

Théo, le 28 octobre 2017 à Bobigny (Seine-Saint-Denis)
Théo, le 28 octobre 2017 à Bobigny (Seine-Saint-Denis) Crédit : GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Sarah Belien
Sarah Belien
et AFP

Le blâme est une sanction dite du premier groupe, l'une des plus faibles de la fonction publique. C'est ce qui "menace" deux des trois policiers, renvoyés fin novembre devant les assises pour leur implication dans la violente interpellation de Théo en 2017 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris jeudi 14 janvier de source proche du dossier.

Les fonctionnaires inculpés ont été entendus lors d'un conseil de discipline qui s'est tenu mercredi 13 janvier. "Le conseil de discipline de la préfecture de police de Paris a rendu son avis hier (mercredi)", a précisé la source proche, confirmant une information du Parisien. "Cette instance consultative dans le processus de sanction administrative a rendu un avis en proposant un blâme", explique une source proche du dossier au quotidien.

Le blâme figure au dossier de l'agent mais disparaît au bout de trois ans si aucune nouvelle faute n'est commise entretemps. Cependant, ces sanctions, qui n'ont pas encore été prises à l'encontre des policiers concernés, doivent désormais être transmises à la Direction générale de la police nationale (DGPN) qui décidera de les valider ou non.

Selon la même source proche du dossier, "le préfet de police Didier Lallement juge la proposition de blâme un peu basse".

Pas de conseil de discipline pour le troisième policier

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L'un des deux fonctionnaires visés est celui qui a donné le coup de matraque à Théodore Luhaka, jeune homme noir de 22 ans désormais handicapé à vie après avoir été blessé au niveau de la zone rectale. Il sera jugé pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

Les deux autres sont renvoyés pour violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes, mais l'un d'eux ne fera pas l'objet d'un conseil de discipline, toujours selon cette même source. Un quatrième policier impliqué dans cette interpellation violente avait bénéficié d'un non-lieu à l'issue de l'instruction.

Fin novembre, la Défenseure des Droits Claire Hédon avait publié un rapport accablant sur cette interpellation, dans lequel elle réclamait des sanctions administratives à l'encontre des quatre agents de la Brigade de sûreté de terrain (BST).

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