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Affaire Naomi : "Un médecin urgentiste n'est pas Harry Potter", estime l'avocat de l'opératrice

INVITÉ RTL - Olivier Grimaldi, l'avocat de l'opératrice du Samu qui avait tancé Naomi Musenga au téléphone avant son décès, estime que sa cliente s'est retrouvée confrontée à une tâche de tri des appels qu'elle n'aurait pas dû assumer seule.

Christophe Pacaud Agnes Bonfillon L'invité du Grand Soir Christophe Pacaud & Agnès Bonfillon
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L'invité du Grand soir du 14 mai 2018 Crédit Image : CATHERINE FABING / FAMILLE MUSENGA / AFP | Crédit Média : Christophe Pacaud,Agnès Bonfillon | Durée : | Date : La page de l'émission
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C'est l'affaire qui secoue le SAMU depuis plusieurs jours. Une opératrice a déclaré à Naomi Musenga, une jeune femme qui craignait de mourir, "on va tous mourir un jour madame." L'hostilité dans le ton et les moqueries entre opératrices ont profondément choqué. Face à cette vague de protestation, l'opératrice s'est défendue à sa manière sur M6. "Je suis lynchée sur la place publique, je pense que si les gens voyaient mon visage et mon nom, je ne serais peut-être plus de ce monde aujourd'hui. La phrase, dans le contexte, elle est malvenue. On est sous pression en permanence, les conditions de travail sont pénibles. Ça déborde de partout."

Me Olivier Grimaldi, qui défend l'opératrice, souligne également la détresse psychologique dans laquelle se trouve sa cliente. "Elle est bouleversée. C'est une erreur qu'elle a commise. Mais en même temps, la vraie question c'est sa place sur la prise en charge de cette victime. Elle est plus que dans la difficulté".

2000 appels par jour

Cela fait huit ans que l'opératrice exerçait, à recevoir près de 2000 appels par jour. "Résumer cette affaire-là à cette opératrice et cette sapeur-pompier, ce n'est pas le débat. Le débat il est sur la performance du système de prise en charge de l'urgence."

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Ce que souhaite souligner l'avocat de l'opératrice, c'est l'effet de saturation qui pousse les personnes recevant les appels à filtrer. "Il n'y avait que deux médecins. On démontrera que c'est l'hôpital qui l'oblige à faire une sélection. Cette notion de tri existe. […] Un médecin urgentiste n'est pas Harry Potter non plus quand il y a 1500 appels et deux médecins."

Quant au ton de l'opératrice, qui a principalement choqué, l'avocat reconnaît une maladresse. "Bien sûr, elle n'aurait pas dû tenir ces paroles-là. Jamais. Mais il faut des médecins qui soient à côté des opératrices. Maintenant deviner des états de santé par téléphone sans être médecin, elle ne le fera plus. C'est non."

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INVITÉ RTL - Olivier Grimaldi, l'avocat de l'opératrice du Samu qui avait tancé Naomi Musenga au téléphone avant son décès, estime que sa cliente s'est retrouvée confrontée à une tâche de tri des appels qu'elle n'aurait pas dû assumer seule.
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2018-05-15 00:33:00
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