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Affaire Mila : après le procès, le cyberharcèlement de la lycéenne reprend

VU DANS LA PRESSE - Le procès des cyberharceleurs présumés de Mila s'est ouvert, et avec lui, les attaques envers la jeune fille ont augmenté. La lycéenne estime qu'elles sont "de pire en pire", et se confie sur la solitude qu'elle vit au quotidien.

Mila.
Mila.
Crédit : Bertrand GUAY / AFP
Charline Vergne

"Ils me harcèlent à nouveau, j’en peux plus, c’est monstrueux." La jeune Mila s'est exprimée sur sa détresse, alors que le cyberharcèlement dont elle est victime a repris, avec l'ouverture du procès de ses harceleurs présumés.

"Je pensais être tranquille, mais c'est de pire en pire, je suis à nouveau attaquée de manière monstrueuse", a-t-elle confié au Point. Selon son avocat, qui s'est lui aussi exprimé auprès du magazine, la lycéenne a reçu "plus de 100.000 messages haineux et de menaces de mort lui promettant de se faire ligoter, découper, écarteler, lapider, décapiter, avec des images de cercueil, des photo-montages de décapitation, de sa tête sanguinolente". Des messages que la jeune fille aurait reçu en l'espace d'un an et demi, précise-t-il.

Le procès de ses cyberharceleurs présumés s'est ouvert la semaine dernière, avant d'être renvoyé au 21 juin. Et dans son entretien avec nos confrères, Mila s'exprime sur la solitude qu'elle vit au quotidien, face aux messages de haine qui n'ont jamais cessé de pleuvoir. Elle assure même que lesdits messages se multiplieraient depuis quelques jours. "Des incitations au suicide, des menaces de mort, de viol, des propos orduriers… Il y a de tout. C'est carrément horrible", décrit la jeune fille.

Je n'ai plus rien, je me sens impuissante, seule

Mila

Depuis sa vidéo postée sur Instagram, dans laquelle elle s'en prenait à l'islam, elle vit sous protection judiciaire et ne fréquente plus son établissement scolaire. Selon Le Point, elle s'est installée dans un petit appartement où elle suit ses cours par correspondance. "Avec ma famille, on passe notre temps à signaler à la justice les menaces que je reçois. Je n'ai plus rien, plus de vie, plus de vie sociale autrement que sur les réseaux, j'ai l'impression d'être un robot, de ne plus être un être humain mais un souffre-douleur. Je me sens impuissante, seule au monde. C'est horrible, ce sentiment de solitude. Je n'ai plus qu'à me flinguer, ce n'est plus supportable".

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Concernant l'ouverture du procès, la jeune fille a déclaré à nos confrères avoir mis son "cerveau sur off". Avant de préciser : "Je crois en la justice, mais je ne veux pas non plus me faire trop d'illusions car, si je suis déçue, j'aurais beaucoup de mal à le digérer". Le 3 juin dernier, elle a confié aux médias son espoir de voir "la peur changer de camp". Un souhait qui sera présent tout au long de son livre - Je suis le prix de votre liberté - dont la publication, chez Grasset, a été annoncée au 23 juin.

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