1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Affaire Grégory : ces détails peu (ou pas) exploités pendant l'enquête
2 min de lecture

Affaire Grégory : ces détails peu (ou pas) exploités pendant l'enquête

PODCAST - Dans "Les Voix du Crime", Michel Mary, journaliste au "Nouveau Détective" évoque différents éléments qui à l'époque sont passés presque inaperçus dans l'enquête sur le meurtre du petit Grégory.

Photo non datée du petit Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé noyé le 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans la Vologne.
Photo non datée du petit Grégory Villemin, 4 ans, retrouvé noyé le 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans la Vologne.
Crédit : AFP
11. Affaire Grégory : du procès "glaçant" de Jean-Marie Villemin à la piste des Jacob (2/2)
22:50
Marie Zafimehy
Journaliste

Trente-sept ans après son meurtre, impossible de savoir qui a tué le petit Grégory Villemin disparu le 16 octobre 1984 et retrouvé inanimé dans la Vologne, une rivière des Vosges.

Dans Les Voix du Crime, Michel Mary, journaliste qui a suivi l'affaire pour le magazine Le Nouveau Détective revient sur les pistes qui ont peu (ou n'ont pas) été exploitées pendant l'enquête.

À l'époque des faits, Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, est rapidement mis en cause. Il est accusé par sa belle-sœur Murielle Bolle d'avoir enlevé le petit garçon. Celle-ci raconte être rentrée du collège avec Bernard Laroche dans sa Peugeot 305 verte et l'avoir vu s'arrêter pour embarquer un petit garçon ressemblant à Grégory. Un témoignage qui sera plus tard retiré par la jeune femme, qui dira devant les caméras avoir menti.

Une odeur de lavande

Mais un autre détail, relevé dans le hors-série du Nouveau Détective consacré à l'affaire et paru au mois de février vient accréditer cette thèse : il est question d'une odeur de lavande. "On sait que Christine Villemin parfumait son fils à l'eau de lavande et qu'elle en mettait toujours beaucoup", explique Michel Mary dans Les Voix du Crime

À lire aussi

Or, dans un procès-verbal retrouvé par les journalistes de l'hebdomadaire de faits-divers, la mère de Christine Villemin, raconte être montée dans la voiture de Bernard Laroche le jour de l'enterrement de Grégory et avoir senti le fameux parfum. "Elle a dit 'ça sent Grégory'", relate Michel Mary.

Un témoignage longtemps secret

Décédé sous les coups de feu de Jean-Marie Villemin, Bernard Laroche est désigné comme ayant participé à l'enlèvement de Grégory par le logiciel de gendarmerie Anacrim. Celui-ci permet d'analyser des milliers d'indices et de pièces en quelques secondes. Parmi ces éléments pesant aussi sur la culpabilité de ce cousin éloigné de la famille : le témoignage d'une agricultrice des environs de Lépanges-sur-Vologne, petit village des Vosges, lieu du crime. 

"Cette voisine qui, le jour de la disparition de Grégory a croisé avec sa voiture Bernard Laroche et Murielle Bolle, et elle les décrit physiquement", explique Michel Mary. Un témoignage qui ne sera rendu public qu'en 1990... six ans après les débuts de l'affaire Grégory. "Parce que ce jour-là, elle était avec son amant et qu'elle ne voulait pas que ça se sache", conclut-il.

La rédaction vous recommande

Le 16 décembre 1993, Jean-Marie Villemin a été condamné à cinq ans de prison pour le meurtre de Bernard Laroche, qui ne sera donc jamais jugé dans l'affaire Grégory. "On a un peu le sentiment que lorsque Jean-Marie Villemin a tiré sur la détente de son fusil à pompe, il a tué non seulement Bernard Laroche, mais il a aussi tué l'enquête", résume Michel Mary.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/