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Affaire Clottemans : "Tout le monde était pour elle", témoigne Alessandra D'Angelo

Le 18 septembre 2006, Els Van Doren meurt d'une vengeance sentimentale. Els Clottemans a été incarcéré pour meurtre. Elle n'a jamais avoué.

Parachutistes effectuant un saut avec des parachutes déployés lors d'une commémoration des débarquements aéroportés alliés lors de l'opération Market Garden en 1944
Parachutistes effectuant un saut avec des parachutes déployés lors d'une commémoration des débarquements aéroportés alliés lors de l'opération Market Garden en 1944
Crédit : KOEN VAN WEEL / ANP / AFP
L'INTÉGRALE - L'affaire Clottemans : l'accident de parachute était-il un meurtre ?
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L'ENQUÊTE - L'affaire Els Clottemans : meurtre en parachute
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Jean-Alphonse Richard - édité par Agathe Abelard

Tout portait à croire que c'était un accident. Pourtant, le 18 novembre 2006, la mort était au bout du parachute de la pétillante Els Van Doren. Une mort si brutale qu'il était impossible de penser qu'elle était la victime d'un crime aux contours machiavéliques. 

La femme était adorée du public parachutiste mais jalousée par une ombre à la vengeance mortelle. L'histoire n'est que le scénario classique d'un crime passionnel. Un homme et deux femmes. L'une est favorite. L'autre est quelconque. Telle était la tragédie d'Els Clottemans, amourachée d'un dénommé Marcel Somers, qui ne voyait en elle qu'une "numéro 2". Els Van Doren était la seule et l'unique.

Du haut de ses 22 ans, Els Clottemans emportée par sa jalousie sentimentale sabote l'une des quatre suspentes du parachute ainsi que la voile de secours, selon les constructions de la police belge. Un crime de 4.000 mètres d'altitude laissant un corps désarticulé une fois sur la terre ferme. 

Tout le monde était pour elle

Alessandra D’Angelo, journaliste d’investigation belge

Malgré les portraits de suspects qui défilent en nombre devant les autorités flamandes et le manque de preuves matérielles, Els Clottemans apparaît comme la présumée coupable. Au fil de l'enquête, une intime conviction se dessine alors...

À écouter aussi

La suspecte est le vilain petit canard et les témoignages reportés par la police portés à son égard ne sont pas des plus plaisants.

Interviewée dans L'heure du crime, Alessandra D’Angelo, journaliste d’investigation belge revient sur la division des opinions autour du procès d'Els Clottemans : "Ce qui est très paradoxal c'est que quand on interrogé l'entourage, elle est très mal vue. Mais il faut savoir que ce procès en Flandre, qui a été catalogué comme le procès du siècle, a embrasé les foules. Tout le monde était pour elle, affirme-t-elle. Et même après, quand il y a eu le verdict de la cour d'assises de Tongres de rendu, il y a eu des manifestations dans les rues flamandes. Comment peut-on condamner quelqu'un sans preuve ?, estimait l'opinion publique. Donc il y a un gros paradoxe sur ce dossier." 

Ce sont ses petits mensonges qui ont décidé de son sort

Pieter Lesaffer, journaliste rédacteur en chef à Het Nieuwsblad

Lors du procès, plusieurs révélations amènent à la conclusion qu'Els Clottemans a menti à plusieurs reprises lors des auditions face à la police. Le doute et les contradictions l'emportent. De son côté, Pieter Lesaffer, journaliste rédacteur en chef à Het Nieuwsblad était présent lors du procès. Il raconte une atmosphère tendue palpable sur RTL : "Le jury avait le devoir de juger au delà des soupçons et des doutes. Mais ce sont ces petits mensonges qui ont décidé du sort d'Els Clotteman". 

Une coupable qui divise toujours l'opinion publique 16 ans plus tard. Condamnée en 2010 à 30 ans de prison aux assises du Limbourg, Els Clottemans a pu quitter la prison en juin 2022, munie d’un bracelet électronique. 

"Vous avez les experts psychiatres qui disent qu'elle est bipolaire, manipulatrice, menteuse, qu'elle est dans une fêlure narcissique. Il appartiendra à elle et à ses avocats lors d'une éventuelle procédure en révision, de porter des éléments nouveaux qui nous prouvent aujourd'hui que ce n'était pas elle", explique Alessandra D’Angelo, journaliste d’investigation belge. 

Les invités de "L'heure du crime"

- Alessandra D’Angelo, journaliste d’investigation.
Pieter Lesaffer, journaliste rédacteur en chef à Het Nieuwsblad.

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