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Affaire Barbot-Livet : comment l'analyse d'un repas a permis de confondre les assassins

En 2013 dans l'affaire Barbot-Livet, ce sont des analyses du contenu de l'estomac de la victime, qui ont permis de confondre ses assassins.

Le tribunal de Nantes, pendant le procès de l'affaire Barbot-Livet
Le tribunal de Nantes, pendant le procès de l'affaire Barbot-Livet
Crédit : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Comment l'analyse d'un repas a permis de résoudre l'affaire Barbot-Livet ?
04:46
Thomas Prouteau - édité par William Vuillez

16 mars 2013, Didier Barbot pousse la porte de la gendarmerie d'Annecy. Son épouse a disparu depuis le matin raconte-t-il, ses collègues du Super U ne l'ont pas vu arriver au travail. Toute la région participe aux battues, l'époux d'Anne Barbot en première ligne. Une équipe de TV de Nantes interviewe l'agriculteur. 

"On cherche la voiture, ou Anne. On ne sait pas trop sur quoi on va tomber", dit-il, ne laissant absolument rien paraître. L'adjudant Philippe Méthivier, de la section de recherches d'Angers, dirige alors l'enquête. "C'est quelqu'un qui va être droit dans ses bottes et va nous paraitre abattu", explique-t-il.

Le 25 mars, le corps d'Anne Barbot est découvert par un joggeur, calciné, dans le coffre de sa voiture incendiée, au fond d'un bois. Mais les assassins n'ont pas réduit en cendres tous les indices. Le médecin légiste découvre une combustion incomplète du cadavre, le contenu de l'estomac est exploitable. Et l'analyse du bol alimentaire révèle un élément crucial pour le gendarme Philippe Méthivier : l'heure de la mort. "Pour nous, ça nous amenait entre 5h et 7h du matin. Et là ça ne colle pas du tout avec le discours de Didier Barbot", dit-il.

Une technique qui a énormément progressé

Les éprouvettes ont parlé, l'analyse de la digestion est irréfutable, l'enquête se resserre sur le mari. Les enquêteurs lui découvrent alors une maîtresse Stéphanie Livet, et un mobile: mettre fin à sa double vie secrète. Après plusieurs semaines de surveillance discrète, les deux amants sont placés en garde à vue, Didier Barbot est confronté à son mensonge. "Pour nous, c'est une carte dans notre manche et il faut l'abattre au bon moment. Ce sont des choses qui vont l'amener à venir sur ce qui s'est passé", explique Philippe Méthivier.

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Les complices font des aveux complets. Didier Barbot a assommé puis étranglé sa femme dans le garage avec l'aide de sa maitresse. L'analyse du bol alimentaire, une des plus anciennes techniques de l'autopsie, a confondu les suspects. Une technique qui a énormément progressé. "Ce qu'on fait maintenant, c'est l'analyse qualitative du contenu gastrique. Ce sont des investigations au microscope. Ça permet de confirmer ou de contredire les dires d'un témoin", explique le professeur Antoine Traqui qui pratique la médecine légale depuis 35 ans.

Prochaine évolution selon le professeur Traqui : des résultats d'analyse obtenus beaucoup plus vite et directement sur la scène de crime. À la clef, des informations encore plus précises et plus rapides sur le dernier repas de la victime avant sa mort. Une donnée toujours fondamentale pour résoudre les enquêtes.

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