1 min de lecture Marne

Accident mortel dans la Marne : un témoignage sème le doute sur l'état du passage à niveau

Deux jours avant le drame qui a coûté la vie à une femme et trois enfants, la barrière du même passage à niveau se serait brusquement abaissée au niveau du capot d'une voiture, qui a évité un train de justesse.

La barrière du passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or, lundi 15 juillet
La barrière du passage à niveau d'Avenay-Val-d'Or, lundi 15 juillet Crédit : FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Photo Esther
Esther Serrajordia et AFP

Le 15 juillet, à Avenay-Val-d'Or, la collision mortelle entre un TER et une voiture près de Reims a coûté la vie à une femme et trois enfants. Très vite, le PDG de SNCF Réseau Patrick Jeantet avait affirmé que le passage à niveau où a eu lieu l'accident ne "figurait pas" dans la liste de ceux classés comme "sensibles", indiquant qu'une enquête était ouverte pour en savoir plus sur les conditions de l'accident. 

Mais un automobiliste a affirmé auprès de l'AFP que le 13 juillet, soit deux jours avant la collision mortelle, la barrière du même passage à niveau s'était "brusquement abaissée" sans prévenir, au niveau de son capot, et qu'il a évité de justesse un train, "passé immédiatement" après. 

Antonin J., cariste de 20 ans, a indiqué toujours ralentir lorsqu'il s'approche de ce passage à niveau. C'est son ami qui l'a averti que la barrière se baissait. "La barrière s'est brusquement abaissée au ras du capot, limite sur le capot ! C'est sûr et certain qu'il n'y a pas eu de signal sonore. J'ai voulu repartir en marche arrière pour m'écarte. J'ai même pas eu le temps. Le train est passé immédiatement. Et ça a fait trembler toute ma voiture" détaille-t-il. "On a eu vraiment très peur. On s'est dit qu'on l'avait échappé belle !". 

D'autres témoignages

Le jeune homme devait faire une déposition vendredi 19 juillet devant les gendarmes chargés de l'enquête. 

À lire aussi
Poste de police (illustration) faits divers
Marne : un quinquagénaire tué lors d'une pendaison de crémaillère

Après l'accident mortel, le procureur de Reims Matthieu Bourrette avait déjà évoqué, au conditionnel, un "témoignage" faisant état d'abaissement "intempestif" de la barrière, cette fois la veille du drame. Une enquête interne à la SNCF est également en cours. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Marne Accident SNCF
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants