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Accident de téléphérique en Italie : où en est l’enquête ?

La procureure chargée de l’enquête, Olimpia Bossi, annoncé que trois personnes ont été incarcérées ce 26 mai. Elles auraient été informées des défaillances de freinage.

Chute d’un téléphérique  à Stressa en Italie dimanche 23 mai 2021, faisant 14 morts
Chute d’un téléphérique à Stressa en Italie dimanche 23 mai 2021, faisant 14 morts
Crédit : HANDOUT / VIGILI DEL FUOCO / AFP
Accident de téléphérique en Italie : où en est l'enquête ?
01:19
AFP
Journaliste

L’incident qui a eu lieu le 23 mai dernier vers 12h30 a couté la vie à 14 personnes. Seul un enfant de cinq ans a survécu. Il a été admis à l’hôpital de Turin pour traumatisme crânien et fractures aux jambes. Conçu en 1970, ce téléphérique reliait le mont Mottarone, dont le sommet domine à 1.500 mètres, à Stressa, petit village du nord de l’Italie, offrant un majestueux panorama sur les Alpes et le lac Majeur. 

Les trois personnes arrêtées ce 26 mai dans l’affaire du téléphérique tombée à Stressa font partie des responsables de la société qui gère le téléphérique en question. L’un des carabiniers explique qu’on leur reproche d’avoir "désactivé ou ôté volontairement des dispositifs de sécurité", à savoir le frein d’urgence. 

Le lieutenant-colonel Alberto Cicognani, responsable local des carabiniers confie à Radio Tre, station italienne : "Il y avait un dysfonctionnement sur le téléphérique, l'équipe de manutention n'a pas résolu le problème, ou seulement en partie. Pour éviter l'interruption de la liaison, ils ont choisi de laisser en place la ‘fourchette’ qui empêche l'entrée en fonction du frein d'urgence".

Les autorités italiennes révèlent donc l’identité des interpellés : Luigi Nerini, dirigeant de Ferrovie del Mottarone, la société qui gère le téléphérique, Gabriele Tadini, directeur de l'installation, et Enrico Perocchio, chef opérationnel du téléphérique. Mis en examen pour homicide involontaire et négligence et placés en détention, tous trois reconnaissent d’ailleurs avoir sciemment désactivé le frein d’urgence.  

Le freinage d’urgence sciemment désactivé

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Selon les enquêteurs, il s'agit d'un acte "matériel fait de manière consciente" pour "éviter des interruptions et l'arrêt du téléphérique", alors que "l'installation présentait des anomalies qui auraient requis une intervention plus radicale avec un arrêt conséquent" de l'installation.

Des interventions techniques avaient déjà été effectuées, notamment le 3 mai dernier, sans qu’elles n’aient permis de mettre fin au problème. Cette décision de bloquer le frein d’urgence a été prise "avec la conviction que jamais le câble ne se serait rompu, courant un risque qui a ensuite malheureusement abouti à l'issue fatale".

"Très peu de personnes auraient pu imaginer une telle tragédie. Notamment parce que le téléphérique est considéré non seulement comme un moyen de transport sûr au sens général, mais aussi comme un moyen de transport de vacances et de loisirs", indique la procureure. Et d’ajouter abasourdie : "Personne ne peut donc imaginer que ce qui était une sortie du dimanche se soit transformée en un cauchemar qui s'est terminé de manière tragique".

Déjà, on entend se dresser des voix parmi les politiques qui demandent l’exemplarité des peines pour ces 3 responsables qui ont jouer avec la vie des autres pour de l’argent.  

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