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Une rave-party (illustration).
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
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À Cornusse, près de Bourges, une free party pourrait réunir jusqu’à 30.000 personnes en ce week-end du 1er mai sur un terrain militaire classé très dangereux, où les autorités redoutent la présence de munitions non explosées. Aux alentours de 9 heures, les autorités recensaient déjà 2.300 véhicules, soit près de 8.000 participants, rassemblés sur ce champ de tir de la Délégation générale à l’armement. Selon la préfecture, les organisateurs de l'événement attendent 30.000 personnes.
Invitée sur RTL Edith Raquin, la maire de la commune décrit une arrivée massive de véhicules ce matin, dans des proportions qu'elle juge "extraordinaires". "C'est d'autant plus extraordinaire que c'est un terrain militaire sur lequel on ne voit jamais âme qui vive, c'est toujours interdit d'y accéder à pied", même si dans les faits "l'accès peut être très facile", puisque le terrain est "traversé par des voies départementales", ajoute-t-elle.
L'édile alerte sur la dangerosité du lieu où "des essais sont faits depuis presque un siècle". Elle avertit qu'il "peut y avoir des projectiles qui n'ont pas encore explosé qui sont enfouis dans le sol". Même si "en principe, il y a quand même un suivi de toutes ces explosions", la maire estime qu'il reste peut-être "ici et là des projectiles enterrés qui pourraient éventuellement exploser".
Sur le terrain, elle décrit un rassemblement encore en cours d’installation. "Cette nuit, ils sont arrivés massivement, très massivement", raconte-t-elle, avant de préciser que le flux est désormais "plus saccadé" et moins dense qu’au plus fort de la nuit.
À travers un communiqué relayé sur les réseaux sociaux sous la forme d’un faux arrêté préfectoral, les organisateurs de cette free-party, le Teknival de Bourges, affirment vouloir dénoncer une proposition de loi qui prévoit un durcissement des sanctions visant les rave-parties non déclarées ou interdites. Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, le texte doit maintenant poursuivre son parcours au Sénat.
Actuellement, les organisateurs s'exposent à une contravention de 1.500 euros, mais il n'existe pas d'infraction spécifique sanctionnant la participation.
Les forces de l'ordre sont "contraintes de recourir à des infractions connexes: tapage nocturne, infractions routières, usage de stupéfiants", selon Laetitia Saint-Paul. Les free parties ("fêtes libres") sont des rassemblements techno qui prônent un accès gratuit ou sur donation libre. Non déclarées, elles se caractérisent par leur illégalité et sont souvent confondues avec les rave parties, qui désignent désormais plutôt des fêtes déclarées, avec billetterie.
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