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"Il convoque les sujets de l'extrême-droite" : la "colère" de Marine Tondelier contre François Ruffin après ses propos sur "l'immigration de travail"

La patronne des Écologistes, engagée dans le processus de la primaire unitaire à gauche avec, notamment, François Ruffin, a dénoncé ses propos sur "l'immigration de travail", estimant que ce "n'est pas le sujet principal qui touche le quotidien des Français".

Marine Tondelier et François Ruffin

Crédit : AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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La dirigeante des Ecologistes, Marine Tondelier, s'est dite vendredi 1er mai "en colère" contre François Ruffin qui a, selon elle, "convoqué les sujets de l'extrême droite" en se disant "hostile à l'immigration de travail". "Je suis en colère parce qu'il convoque de lui-même les sujets de l'extrême droite et qu'il en parle", a dénoncé sur Sud Radio  Marine Tondelier, qui est engagée dans le processus de la primaire unitaire à gauche avec François Ruffin.

"Une grosse partie du système médiatique essaie de prescrire des thèmes qui sont favorables à l'extrême droite. C'est le cas du thème de l'immigration, qui n'est pas le sujet principal qui touche le quotidien des Français", a-t-elle développé. 

Plus tôt dans la semaine, François Ruffin, qui siège au groupe écologiste à l'Assemblée nationale, avait créé la polémique à gauche en se disant "hostile à l'immigration de travail". "La France ne doit pas faire appel à des médecins algériens, tunisiens ou roumains", avait estimé le député de la Somme, ancien Insoumis.

Un congé payé climatique de cinq jours par an

De son côté, la patronne des Écologistes a proposé vendredi la création d'un congé payé climatique de cinq jours par an, inspiré par ce qui a pu se faire en Espagne et destiné à faire face aux événements climatiques contraignants, comme les fortes chaleurs. "Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques. Il y a quatre personnes sur dix dans ce pays qui sont exposées dans l'année à des très fortes chaleurs", a-t-elle expliqué sur Sud Radio.

"Aujourd'hui, il y a un décret un peu vague en France qui ne donne même pas de seuil de degrés à partir duquel on arrête. Et surtout, les gens peuvent se mettre en retrait ou une entreprise peut fermer, mais ce n'est pas vraiment en congés payés. Donc ça se fait en fait sur le dos des travailleurs", a-t-elle poursuivi.

Sur son blog, la patronne des Écologistes, candidate déclarée à la présidentielle 2027 en France dans le cadre d'une hypothétique primaire unitaire de la gauche, a développé : il s'agirait d'un "droit pour permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique".

"Si vos transports sont bloqués par une inondation, si l'école de vos enfants est fermée à cause d'une alerte météo, si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé", a-t-elle poursuivi. Marine Tondelier a dit s'inspirer du modèle espagnol pour cette proposition.

En 2024, après les inondations qui ont fait 230 morts dans le sud-est du pays, le gouvernement espagnol, de gauche, a approuvé un congé payé climatique de quatre jours, payé par l'Etat, pour éviter les déplacements en cas d'alerte liée à un risque météorologique. "En Espagne, c'est quatre jours. Nous on est parti sur cinq jours, mais à discuter, on est en train d'en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés", a-t-elle ajouté.

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