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"Ils n'auraient pas pu choisir pire" : 30.000 personnes attendues pour une free-party sur un site militaire jugé "très dangereux" près de Bourges

Près de Bourges, une free party doit rassembler plusieurs dizaines de milliers de participants sur un terrain militaire classé à risques, en raison de possibles munitions non explosées. Les autorités redoutent une affluence pouvant atteindre 30.000 personnes et appellent à la plus grande prudence sur ce site jugé "très dangereux".

La foule au Teknival 2023

Crédit : GUILLAUME SOUVANT / AFP

AFP - édité par Eléonore Aparicio

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Près de Bourges, plusieurs milliers de personnes ont convergé vendredi matin vers une free party organisée sur un terrain militaire, pourtant jugé "très dangereux" en raison de la possible présence de munitions non explosées, selon le préfet du Cher.

Aux alentours de 9 heures, les autorités recensaient déjà 2.300 véhicules, soit près de 8.000 participants, rassemblés sur le site du Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l’armement, a précisé Philippe Le Moing Surzur. D’après les informations transmises à la préfecture par un intermédiaire, les organisateurs de l'événement attendent 30.000 personnes.

Installés sur place depuis 5 heures du matin, les teufeurs occupent ce terrain militaire situé sur la commune de Cornusse, un site que le préfet du Cher décrit comme "très dangereux" en raison de la possible présence de munitions non explosées. "Ils n'auraient pas pu choisir pire", a-t-il insisté, en appelant les participants à ne pas allumer de feu, ne rien creuser et ne rien ramasser au sol.

Les organisateurs dénoncent une proposition de loi destinée à durcir les sanctions

Pour encadrer la situation, la préfecture du Cher a activé un centre opérationnel afin de coordonner les secours, notamment en cas d’incendie ou d’explosion.

Dans un communiqué relayé sur les réseaux sociaux, sous la forme d’un faux arrêté préfectoral, les organisateurs du Teknival de Bourges expliquent vouloir dénoncer, à travers ce rassemblement, une proposition de loi destinée à durcir les sanctions contre les rave-parties non déclarées ou interdites.
Le texte, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, doit désormais poursuivre son parcours au Sénat.

Le premier Teknival organisé en France remonte à 1993, près de Beauvais, dans l’Oise. Depuis, ce type de rassemblement se tient régulièrement sur de grands sites dont l’emplacement reste secret jusqu’au dernier moment.

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