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13 novembre 2015 : "Je n'ai pas le sentiment d'être un héros", confie un chirurgien

PODCAST - En 2015, Romain Rousseau était chirurgien orthopédique à l'hôpital de la Salpêtrière. Toute la nuit, il a réparé les corps des blessés fauchés par les balles des Kalachnikov.

Romain Rousseau, le chirurgien qui répare les vivants
Romain Rousseau, le chirurgien qui répare les vivants
Crédit : Lou Rihn
MÉMOIRES DU 13 NOVEMBRE - 8. Romain Rousseau, le chirurgien qui répare les vivants
16:26
Cindy Hubert & Thomas Prouteau - édité par Cassandre Jeannin

On se souvient tous de notre 13 novembre 2015. De l'instant précis où nous avons appris que des attaques étaient en cours à Paris et à Saint-Denis. Que reste-t-il de nos souvenirs ? Comment se relever ? Comment juger l'horreur ? Policiers, rescapés, médecins… Ils nous racontent cette nuit d'effroi dans le podcast Mémoires du 13 novembre.

Dans ce huitième épisode, vous allez écouter Romain Rousseau. En 2015, il était chirurgien orthopédique à l'hôpital de la Salpêtrière. Toute la nuit, il a réparé les corps des blessés fauchés par les balles des Kalachnikov. Ce soir du 13 novembre, il est réveillé par le texto d'une amie qui lui demande s'il est de garde car "ça a l'air de chauffer", écrit-elle. Apprenant qu'il s'agit de plusieurs attentats, il décide de se rendre à l'hôpital, "c'était incroyablement calme", se souvient-il. 

Quand les victimes sont arrivées, le docteur Rousseau constate "la solidarité" entre elles et du corps médical. "Il fallait être là, il fallait aider", assure-t-il. "On s'est sentis nous agressés et c'est peut-être ça qui nous a portés pour faire le mieux qu'on a pu. On se soignait nous-mêmes parce que ça pouvait nous atteindre, raconte-t-il. C'était gravissime, c'était terrible, ce sont des armes qui font exploser l'os, ça ne fait pas des fractures nettes".

Je n'ai pas du tout le sentiment d'être un héros

Romain Rousseau

Sur le chemin du retour vers chez lui, il confie avoir pleuré pour "lâcher un peu". Il s'est alors rendu compte que la "vie était fragile" : "Le pire c'est la mort mais les séquelles à vie de toutes ces victimes (...) on vit toute sa vie avec ça à l'esprit". 

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"On a à aucun moment été débordés (...) On a priorisé et on a toujours été capables de répondre à l'afflux massif, se félicite-t-il. Il faut garder cette capacité hospitalière pour pouvoir faire face si nécessaire à d'autres évènements de ce type". "Je n'ai pas du tout le sentiment d'être un héros", assure-t-il, mais pour les victimes "survivre à tout ça, c'est déjà un acte héroïque". 

>> 13 novembre 2015 : le procès du siècle : retrouvez toutes les interviews, les comptes-rendus d'audiences et les éclairages de la rédaction de RTL sur les attentats du 13 novembre, ainsi que les témoignages exclusifs Mémoires du 13 novembre.

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