1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. 13 novembre 2015 : "Tout laissait à penser que ça allait mal se passer", dit l'ex-chef de la BRI
2 min de lecture

13 novembre 2015 : "Tout laissait à penser que ça allait mal se passer", dit l'ex-chef de la BRI

PODCAST - En 2015, Christophe Molmy était chef de la BRI parisienne, la brigade de recherche et d'intervention. Lui et ses hommes ont mené l'assaut contre les preneurs d'otages du Bataclan.

Christophe Molmy, chef de la BRI parisienne
Christophe Molmy, chef de la BRI parisienne
Crédit : Lou Rihn
MÉMOIRES DU 13 NOVEMBRE - 2. Christophe Molmy, chef de la BRI parisienne
34:43
Cindy Hubert & Guillaume Chieze - édité par Cassandre Jeannin

On se souvient tous de notre 13 novembre 2015. De l'instant précis où nous avons appris que des attaques étaient en cours à Paris et à Saint-Denis. Que reste-t-il de nos souvenirs ? Comment se relever ? Comment juger l'horreur ? Policiers, rescapés, médecins… Ils nous racontent cette nuit d'effroi dans le podcast Mémoires du 13 novembre.

Deuxième épisode : le témoignage de Christophe Molmy. Le soir du 13 novembre 2015, il était à la tête de la BRI de Paris (la Brigade de Recherche et d’Intervention). C'est lui qui a donné l'assaut contre les preneurs d'otages du Bataclan. Christophe Molmy nous fait revivre cette intervention hautement périlleuse de l’intérieur, au milieu de ses hommes.

Ce soir-là, chez lui, le téléphone sonne et les premières informations tombent. "Je suis averti des tirs sur les terrasses par un journaliste. Je comprends que la capitale est attaquée. On lance la première équipe d'alerte : la force d'intervention rapide", raconte-t-il. Vient ensuite "la confusion" puis le départ vers le Bataclan vers 22h15.

Au milieu de l'agitation, il fait un point avec ses collègues avant de pénétrer dans la fosse. Christophe Molmy avait deux missions : "Sécuriser les lieux et porter au plus vite secours aux victimes et essayer de savoir s'il y avait des terroristes à l'intérieur et de les neutraliser." "Lorsqu'on arrive, tout le monde est couché par terre, il y a des centaines de corps. Plus personne ne bouge, il n'y a pas de bruit (...) Pour faire une trentaine de mètres on a mis une heure."

À lire aussi

À l'étage, des otages se trouvent dans un couloir avec deux terroristes derrière une porte. "L'urgence est à une tentative de négociation", confie-t-il, avant de proposer et de lancer l'assaut. "Tout laissait à penser que ça allait mal se passer", mais c'est un succès. Il est 2 heures du matin, l'opération est terminée. "On a sauvé des gens mais on a 90 morts. Il y a trop de sang, trop de poids, trop de morts pour être heureux", explique l'ancien chef de la BRI a posteriori.

>> 13 novembre 2015 : le procès du siècle : retrouvez toutes les interviews, les comptes-rendus d'audiences et les éclairages de la rédaction de RTL sur les attentats du 13 novembre, ainsi que les témoignages exclusifs Mémoires du 13 novembre. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/